Politique
Présidence de la République : Du rififi à la Maison civile…
On s’en serait bien passé en ce moment où l’attention de tous est tournée vers la crise qui sévit dans l’est de la république et le conflit avec le voisin rwandais. L’image qui en ressort n’est en effet pas des plus encourageantes.
Quelques agents de la Maison civile du chef de l’Etat ont en effet choisi de manifester la semaine dernière pour fustiger ce qu’ils ont pompeusement appelé la gestion de leur patron Bruno Miteo, appelant dans la foulée le chef de l’Etat à se séparer de ce collaborateur précieux qu sein de son pré-carré.
Les revendications des manifestants n’ont malheureusement pas brillé par leur clarté et leur cohérence, entre avantages réclamés et mission réelle de cette structure dont on a ainsi appris qu’elle serait l’apanage de la famille biologique du chef de l’Etat et, par extension, des ressortissants de Kabeya Kamwanga, excluant du coup de son champ d’action tous les autres Congolais qui ont des raisons légitimes de trouver auprès de la Maison civile une oreille attentive à leurs problèmes.
Il y a par exemple moins de deux semaines, l’opinion était enthousiaste en découvrant le chef de la Maison civile sur le terrain dans l’est de la RDC, notamment à Bukavu, pour apporter aide, consolation et assistance à nos compatriotes de ce coin de la république, ce qui n’a naturellement rien à voir avec la famille biologique ou restreinte du chef de l’Etat.
Face à cette réalité, ce qu’on peut dire à ce stade, c’est qu’on attend de Bruno Miteo la définition claire des missions de la Maison civile du chef de l’Etat et la clarification une fois pour toutes des rapports que celle-ci entretiendrait avec la famille biologique du président de la république qu’on apprend ainsi à découvrir dans des images lamentables et des revendications qui frustreraient tous les Congolais que nous sommes. A Bruno Miteo de joue !
KGM
Politique
« Que les parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin
« Que les Parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « Révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin
À deux jours de la marche annoncée par l’opposition pour barrer la route à la révision ou changement de la constitution, Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), a pris position ce lundi 1er juin 2026. Dans une déclaration ferme, il rappelle la priorité du moment : l’unité nationale.
« Je respecte le droit de chacun à exprimer ses opinions et à manifester pacifiquement. Cependant, dans le contexte actuel d’agression que traverse notre pays, je considère que la priorité nationale devrait être l’unité, la défense de notre souveraineté et le soutien à nos forces engagées pour protéger l’intégrité du territoire », a déclaré Andy Bemba.
Le président de Nouvelle Pensée estime que si les débats politiques sont légitimes, ils ne doivent pas faire perdre de vue l’essentiel. « Les débats politiques sont légitimes, mais ils ne devraient pas détourner notre attention de l’enjeu fondamental qui est la préservation de la nation. »
Cette sortie intervient alors que l’opposant Martin Fayulu Madidi a appelé à une journée morte ce mercredi 3 juin 2026. « Nous demandons aux parents d’élèves de garder les enfants à la maison et de n’aller eux-mêmes ni au travail ni au marché, pour prouver à Félix Tshisekedi que le peuple n’est pas d’accord avec son projet », a lancé le leader de l’ECiDé, afin de faire pression contre tout projet de révision ou de changement de la Constitution.
Face à cet appel, Andy Bemba plaide pour la continuité de la vie sociale : « Laissons le peuple et nos enfants vaquer librement à leurs activités quotidiennes. Ils sont notre avenir, l’avenir de cette nation. ».
La marche du 3 juin s’inscrit dans un climat politique tendu, marqué par la fracture entre partisans et opposants à la modification de la loi fondamentale congolaise. Pour NP, l’heure n’est pas à la division mais au sursaut patriotique.
Blaise ABITA ETAMBE
