Connect with us

À la Une

Présidence de la République : Après la tournée de Fatshi au Grand Kasaï, des sanctions en gestation à la com !

Published

on

Des têtes vont-elles tomber à la Direction de communication du Chef de l’État ?

Dans une correspondance parvenue à CONGOPROFOND.NET, le directeur de la communication de la présidence de la République, Éric Ngindu, accuse son adjoint, Jean-Pierre Wafuana, d’avoir « volontairement » terni l’image du Chef de l’État, ainsi que celle du Cabinet celle de la Cellule de Communication en particulier, en publiant ses propres photos sur la page Facebook du président de la République.

 » J’ai appris à travers les réseaux sociaux qu’en date du 3 janvier 2022, vous avez publié sur la page Facebook officielle de la Présidence de la République vos messages et vos photos personnels. Pourtant vous n’êtes pas sans ignorer que selon les dispositions de l’article 35, alinéa 1 de la Décision n°09/002 20 mars 2009 portant organisation et fonctionnement des collèges des Conseillers, des Services Personnels du Chef de l’Etat ainsi que de tous les autres Services du Cabinet du Président de la République : « Le Service de Communication du Chef de l’Etat a pour mission de: gérer l’image du Chef de l’Etat dans les médias et l’opinion. Or il apparait qu’en l’espèce, en publiant vos photos personnelles sur la page Facebook officielle de la Présidence de la République, vous avez volontairement terni l’image de celui-ci, celle du Cabinet celle de la Cellule de Communication en particulier », peut-on y lire.

Ainsi, ajoute-t-il, il apparait qu’au vu de vos fonctions, vous semblez avoir fait preuve de négligence qui friserait un manque au devoir de loyauté envers l’Autorité. De ce fait, ce comportement ne semble pas correspondre aux dispositions portant règlement intérieur du Cabinet du Président de la République selon les devises du Cabinet du Président de la République est: Fidélité et loyauté au Président de la République.

Au regard des innombrables bourdes de la part des collaborateurs du chef de l’État, il apparaît que des sanctions vont bientôt tomber afin de remettre de l’ordre dans la boutique.

En effet, durant la dernière tournée de Félix Antoine Tshisekedi dans l’espace Grand Kasaï, plusieurs collaborateurs du chef de l’État se sont comportés en électrons libres et touristes, en faisant plus leurs propres communications, par ailleurs négatives, que celle de leur Chef.

Certains d’entre eux risquent gros si ils n’arrivent pas à convaincre leur hiérarchie sur les griefs qui sont retenus contre eux.

Dossier à suivre.

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Lingwala endeuillée : Nathan Kashala, un jeune étudiant tué par balles après la finale Barça–Real

Published

on

La finale de la Supercoupe d’Espagne opposant le FC Barcelone au Real Madrid, disputée le 11 janvier dernier en Arabie Saoudite, devait être un simple moment de passion sportive. À Lingwala, dans le centre de Kinshasa, elle s’est tragiquement transformée en scène de mort.

Nathan Kashala, 23 ans, étudiant en première année LMD/Droit à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), a été abattu de 4 balles devant la parcelle familiale située au n°202 de l’avenue Bolongo, dans la commune de Lingwala.

2 frères, 2 clubs, une même passion

Fan déclaré du Real Madrid, Nathan avait suivi la rencontre aux côtés de son jeune frère Ruben Ntambua, sympathisant du FC Barcelone et également étudiant. Après le coup de sifflet final, les deux frères regagnent leur domicile et décident de patienter devant le portail, attendant le retour de leur oncle avec qui ils partagent le même logement.

Il est un peu plus de 23 heures lorsque Ruben aperçoit leur oncle au loin. Dans une atmosphère encore marquée par les taquineries d’après-match, il se met à se moquer de lui à distance, l’oncle étant lui aussi supporter madrilène.

L’irruption fatale de militaires armés

C’est à ce moment précis qu’une moto surgit et s’arrête devant les deux étudiants. À son bord : un conducteur et 2 passagers, tous 3 en uniforme des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Les militaires interrogent les deux jeunes sur leur présence dans la rue à une heure tardive. Nathan et Ruben expliquent calmement qu’ils rentrent d’un match de football et qu’ils se trouvent devant leur propre domicile, attendant simplement leur oncle, déjà en vue.

Une escalade brutale et incompréhensible

La situation dégénère soudainement. L’un des militaires se saisit de son arme et se dirige vers l’oncle, qui, ayant compris le danger imminent pesant sur ses neveux, s’était mis à courir vers eux pour leur porter secours. Face à face avec le militaire armé, l’oncle est sommé de s’agenouiller. Pour le contraindre, le militaire tire deux coups de feu en l’air.

Terrifié par la scène, Ruben s’agenouille à son tour et supplie son grand frère Nathan d’en faire autant. Alors que ce dernier s’apprête à obtempérer, le militaire ouvre le feu.

4 balles pour une vie

Une première balle atteint Nathan à la cuisse. Sous la douleur, il s’effondre au sol. Le militaire s’approche alors de lui et, sans ménagement, lui tire 3 autres balles dans le ventre, à bout portant.

Les assaillants prennent immédiatement la fuite, laissant derrière eux une scène d’horreur et une famille brisée.

Mort à l’arrivée à l’hôpital

Transporté en urgence à l’Hôpital du Camp Kokolo pour une prise en charge médicale, Nathan Kashala n’y arrivera pas vivant. La famille sera informée de son décès peu après son admission.

Originaire de Mbuji-Mayi, fils d’un pasteur, Nathan n’était à Kinshasa que pour poursuivre ses études universitaires, tout comme son frère. Dans le quartier, l’émotion est vive et les questions fusent.

Un crime qui interroge et scandalise

À Lingwala comme à Mbuji-Mayi, habitants et proches peinent à comprendre les raisons d’un tel acharnement. Comment une simple attente devant un domicile, après un match de football, a-t-elle pu conduire à l’exécution sommaire d’un étudiant sans défense ?

Ce crime crapuleux, impliquant des hommes identifiés comme appartenant aux FARDC, relance avec force le débat sur les abus, l’usage disproportionné des armes et l’impunité persistante. Pour la famille Kashala, une seule exigence demeure : vérité et justice pour Nathan.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Continue Reading