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Analyses et points de vue

Présidence CENI : l’ECC en complot avec le FCC contre la CENCO( tribune de Edgar Kapend)

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L’Eglise du Christ au Congo est bien satisfaite que la CENCO soit grillée dans l’affaire de candidature à la présidence de la CENI. Profitant de la situation, l’ECC prépare sournoisement un sale coup, en complicité avec le FCC. Les protestants se préparent à proposer le Pasteur Daniel KAWATA, comme le délégué des confessions religieuses à la présidence de la CENI.

Des magouilles entre le Coordonnateur du FCC, Néhémie MWILANYA, l’ECC et le pasteur KAWATA lui-même sont au stade final, selon une source crédible au sein de l’ECC.
Après la gabegie orchestrée par Corneille Nangaa et sa bande, le FCC veut continuer à saigner le peuple congolais en plaçant un bandit à « col blanc » à la tête de la CENI.

Plusieurs témoignages renseignent que le Pasteur Daniel KAWATA qui fut le coordonnateur général de la Commission Nationale de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion, CONADER en sigle, est en réalité un détourneur de fonds. Sa gestion de cette structure fut critiquée et dénoncée par la Banque Mondiale qui finançait le CONADER.
Pour couvrir ses vols, Pasteur KAWATA a fait déclencher un mystérieux incendie dans son bureau le 9 mars 2007, pour bruler les documents comptables, juste au moment où le président de la Banque Mondiale séjournait à Kinshasa !

Curieusement, ça rappelle le fameux incendie aux entrepôts de la CENI quelques jours avant la présidentielle de 2018.
Pire, le pasteur KAWATA exerce la malhonnêteté jusque même dans son église, où ses harcèlements sexuels et ses combines ont entrainé le départ de plusieurs membres.

C’est cet homme qui n’a aucune expérience électorale que le FCC cherche à positionner. La raison est simple : la Kabilie n’a aucun respect pour le peuple congolais. Pasteur KAWATA aura comme mission de faire gagner coûte que coûte le FCC aux élections prochaines et de favoriser les vols et l’enrichissement illicite en faveur de la bande de Néhémie MWILANYA.

Comme le peuple ne veut pas de Ronsard MALONDA, et que la CENCO semble « vaincue », voici l’ECC qui en profite pour apparaitre comme les bons bergers, avec un voleur comme candidat.

Il est prévu que chaque confession religieuse qui soutiendra la forfaiture recevra entre 50.000$ et 100.000$ au moment du vote et sera récompenser par le recrutement de leurs membres au sein de la CENI.

Voilà comment le FCC et les hommes de Dieu se moquent des congolais. Nous continuerons à vous tenir informés sur cette affaire.

Congoprofond.net

Actualité

Ormuz sous verrou : Les gouvernements ouvrent les vannes, la RDC n’y déroge pas ( Décryptage d’Aldo Kamwanga, Expert du secteur des ressources naturelles et Consultant )

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Le souffle de l’histoire est devenu brûlant. Alors que Donald Trump vient de couper court à tout espoir de désescalade immédiate en annulant le vol de ses émissaires, Jared Kushner et Steve Witkoff, vers le Pakistan, et que Union européenne, réunie en urgence, dresse le constat d’un choc durable né des fronts iranien et ukrainien, la réalité nous rattrape à la pompe.

Le détroit d’Ormuz n’est plus une simple ligne sur une carte maritime ; c’est un garrot qui se resserre sur la gorge de l’économie mondiale. Avec une offre amputée de 20 % en un clin d’œil, le marché ne se contente pas de convulser : il délire. De Paris à Kinshasa, en passant par Nairobi, le pistolet à la pompe ne distribue plus seulement du carburant, il injecte un poison lent : l’inflation.

Les chiffres donnent le vertige et dessinent une géographie de la crise : +15 % sur le diesel au Kenya, +13 % en moyenne dans une zone Schengen où l’Allemagne frôle les 20 %, et un bond de 18 % au Royaume-Uni. Dans cet œil du cyclone, la République démocratique du Congo semble, pour l’heure, jouer les amortisseurs avec une hausse contenue sous les 10 %.

La perfusion : le grand retour de l’État-providence

Face au spectre d’une explosion sociale ( des “gilets jaunes” européens aux émeutes possibles à Luanda ou à Nairobi ) les dogmes libéraux volent en éclats. C’est le retour fracassant des subventions massives, cette “perfusion” financière devenue l’unique rempart, au grand dam des institutions de Bretton Woods.

L’Europe et son “quoi qu’il en coûte” : Bruxelles a ressorti les recettes de la crise sanitaire. La France et l’Allemagne subventionnent leurs secteurs vitaux à bout de bras. L’Espagne renonce à 5 milliards d’euros de recettes de TVA. Même la Belgique mobilise 80 millions d’euros pour éviter la paralysie des ménages les plus fragiles.

L’Afrique, elle, est au pied du mur : ici, on ne gère pas, on pare au plus pressé. Si Nairobi divise sa TVA par deux, Kinshasa opte pour l’électrochoc : une TVA à 0 %. L’objectif est autant politique qu’économique : bloquer l’effet domino avant que le moteur de l’économie réelle ne se grippe.

Le paradoxe du raffinage : dépendance africaine, repli européen

C’est ici que le bât blesse, et Organisation des producteurs de pétrole africains ne s’y trompe pas. Le paradoxe est cruel : l’Afrique déborde de brut, mais manque de produits finis.

Le constat dressé le 17 avril lors d’un webinaire de African Energy Commission est sans appel : sans une capacité de raffinage locale d’au moins 150 000 barils par jour et par région, le continent restera otage des soubresauts mondiaux.

Comme l’a souligné Lerato Mataboge, cette dépendance ( jusqu’à 80 % d’essence importée ) constitue une menace directe pour la souveraineté des réserves de change.

Pendant ce temps, l’Europe réduit ses capacités. Sous la pression de normes environnementales strictes et de la fin programmée du moteur thermique à l’horizon 2035, les raffineries ferment ou se transforment. L’exemple de Grandpuits illustre ce basculement : une victoire écologique, mais un affaiblissement stratégique à court terme.

Cap sur le 8 mai : Addis-Abeba, l’heure de vérité

Le prochain sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba ne sera pas une réunion de plus. Il doit marquer une riposte systémique.

Réserves stratégiques, interconnexion énergétique, accélération du solaire : le plan existe. En 2026, la transition énergétique n’est plus un luxe, mais une nécessité. L’indépendance ne se proclame plus, elle se construit.

Aldo Kamwanga/Expert et Consultant 

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