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Présentateur de l’émission « Ça fait débat », Fabien Lumbala claque la porte de « Télé 50 » !
Suite à la non diffusion de ses activités de campagne électorale, le journaliste Fabien Lumbala a fait une annonce de sa démission de la chaine Télé 50, via son compte facebook, ce vendredi 08 décembre.
« La page Télé 50 est d’office tournée pour moi après plus de 12 ans de loyaux services à mon pays et à mon peuple. La preuve de la haine contre moi est là : aucune activité de ma campagne ne passe dans le journal de ce média pour lequel j’ai consenti autant de sacrifices et d’énergies. Le patron de ce média a même débarqué du journal mon activité de Bumbu, oubliant toute ma loyauté et mon intégrité durant plus de 12 ans, tout simplement puisque j’ai choisi cette aventure électorale ! La campagne est une brèche ; ma décision a été longuement murie, après des pires humiliations que j’ai subies de la part d’un homme, un frère et un employeur ! Quel que soit le résultat des urnes, je ne rentrerai plus dans ce prestigieux média qui m’a permis de faire éclore mes talents.
C’est ça la vie sur la terre ! Les hommes, nous sommes par définition des hommes, mais l’Éternel Dieu reste Dieu et Il est Fidèle ! Ce prestigieux média a été pour moi comme un manteau que j’abandonne aujourd’hui, mais je pars avec la grâce que le Divin Potier a placée dans l’argile avant la fondation du monde », a dit Fabien Lumbala.
Fabien Lumbala animait l’émission « Ça fait débat » à la Télé 50, il était Directeur Rédacteur en chef adjoint.
Glody Bukasa Mawila/CONGOPROFOND.NET
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Assemblée nationale : John Mbonda dénonce les « intimidations » contre les députés du Nord-Kivu et de l’Ituri
La tension politique est montée d’un cran ce vendredi 15 mai à l’Assemblée nationale. Le député national John Mbonda a lancé un sévère avertissement contre ce qu’il considère comme une série d’« intimidations » visant des élus nationaux issus des provinces placées sous état de siège, particulièrement en Ituri et au Nord-Kivu.
Devant le bureau de la Chambre basse du Parlement, l’élu de Kipushi a dénoncé les pressions qu’exerceraient, selon lui, certains gouverneurs militaires contre les députés qui critiquent leur gestion sécuritaire et administrative. Au cœur de cette controverse figure le député national Crispin Mbindule, récemment ciblé par des accusations et des démarches judiciaires initiées par le gouverneur militaire du Nord-Kivu.
Dans une intervention au ton particulièrement ferme, John Mbonda a rappelé que les députés disposent d’une mission constitutionnelle de contrôle et de dénonciation des dysfonctionnements de l’État.
« Donc c’est un cri d’alarme. Un cri d’alarme pourquoi ? Parce que nos collègues de l’Ituri et du Nord-Kivu, chaque fois qu’ils prennent la parole pour dénoncer la gestion des gouverneurs militaires, souvent ils sont objets des attaques de ces gouverneurs », a déclaré le député.
Selon lui, dénoncer des irrégularités ou critiquer la gestion publique ne peut être assimilé à une infraction.
« Un député, son rôle c’est de dénoncer ce qui ne marche pas. (…) Ce n’est pas que ça devient une infraction ou un crime que quelqu’un a commis », a insisté John Mbonda.
Cette sortie intervient dans un contexte de fortes tensions politiques dans les provinces sous état de siège, où plusieurs élus dénoncent régulièrement des dérives dans la gestion sécuritaire et administrative menée par les autorités militaires.
En réaction, le bureau de l’Assemblée nationale, par la voix du deuxième vice-président Christophe Mboso, a appelé les députés nationaux à poursuivre leur mission de défense des intérêts du peuple sans céder aux intimidations.
À travers cette prise de position, le débat sur les limites du pouvoir des autorités militaires dans les provinces sous état de siège refait surface avec intensité. Derrière le cas Crispin Mbindule, c’est désormais la question du respect du contre-pouvoir parlementaire et de la liberté d’expression des élus qui s’impose au centre de la scène politique congolaise.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
