Sports
Pré-saison : Lupopo enchaîne et s’impose face au Stade Tunisien
Le FC Saint-Éloi Lupopo poursuit sa belle préparation. Après leur succès du 29 août dernier contre le CS Hammam Lif (1-2), les Cheminots ont remis ça ce mercredi en s’imposant sur le même score face au Stade Tunisien. Une victoire qui confirme la bonne dynamique imprimée par le coach Guy Bukasa.
Dans une rencontre disputée et indécise, les Congolais ont su faire preuve de caractère. Menés en seconde période, ils sont revenus dans la partie grâce à un superbe coup de tête de Joseph Douhadji, sur un corner parfaitement tiré par Kimputu à la 80e minute (1-1).
Alors que le nul semblait se dessiner, Lupopo a fait la différence dans les ultimes instants. Entré en jeu, Matukala a obtenu un penalty après une percée fulgurante. Maxwell Djoumekou s’est chargé de la sentence avec sang-froid, offrant un succès précieux aux siens (1-2, 90e).
Avec cette nouvelle victoire en terre tunisienne, les Cheminots enchaînent et confirment leurs ambitions pour la saison à venir. Une préparation qui prend des allures de promesse pour les supporters jaune et bleu.
Désiré Rex Owamba
Sports
Basketball en RDC : des carrières prometteuses étouffées par le manque de moyens
En République démocratique du Congo, de nombreux jeunes passionnés de basketball voient leurs rêves freinés par les réalités du terrain. Pourtant considéré ailleurs comme un sport prestigieux et porteur d’opportunités, le basketball peine encore à être pris au sérieux dans le pays, compromettant ainsi l’avenir de nombreux talents.
« Le basketball au Congo ne paie pas assez ! », dénonce Israël, un jeune amoureux de cette discipline. Alors que ce sport génère ailleurs des millions et offre de véritables perspectives professionnelles, il reste encore relégué au second plan en RDC. Face à cette situation, plusieurs jeunes nourrissent l’espoir de suivre les traces de grandes figures comme Dikembe Mutombo, en tentant leur chance à l’étranger pour se faire drafter et lancer leur carrière.
Sur le plan financier, les obstacles sont nombreux. Au-delà du coût des équipements, la grande différence réside dans les sources de financement. Aux États-Unis, les meilleurs talents bénéficient souvent de bourses d’études, d’infrastructures scolaires modernes et d’un accompagnement complet dès le lycée.
En RDC, en revanche, le financement repose essentiellement sur les familles et quelques initiatives privées, l’État apportant peu de soutien aux centres de formation. Les parents doivent souvent assumer les frais d’entraînement, de déplacement et de participation aux compétitions.
À cela s’ajoute l’absence d’un véritable écosystème économique autour du basketball. Tandis que les ligues étrangères profitent de sponsors puissants et de droits télévisés importants, le basketball congolais survit souvent grâce à l’engagement de quelques mécènes ou de dirigeants de clubs passionnés.
Malgré ces difficultés, la passion des jeunes reste intacte. Le basketball en RDC n’est pas en voie de disparaître, bien au contraire. Il continue de vivre à travers la détermination de cette jeunesse qui refuse d’abandonner ses rêves. Pour éviter que ces carrières prometteuses ne meurent dans l’œuf, il devient urgent que des initiatives concrètes soient prises afin de soutenir et valoriser les talents locaux.
Adonikam Mukendi, stagiaire UCC
