Analyses et points de vue
Pourquoi l’ONU devrait désigner les agresseurs de la RDC plutôt que les autorités congolaises
Depuis des décennies, la RD Congo est en proie à des conflits armés, des violences et des agressions perpétrées par divers groupes armés. Malheureusement, les autorités congolaises ont souvent montré des lacunes dans l’identification et la désignation des responsables de ces actes, laissant ainsi impunis les coupables.
Dans ce contexte, il est légitime de se demander si l’ONU ne devrait pas prendre en charge cette tâche cruciale. Raisons pour lesquelles l’ONU devrait désigner les agresseurs de la RDC :
Indépendance et impartialité : Contrairement aux autorités congolaises qui peuvent être influencées par des intérêts politiques ou économiques, l’ONU jouit d’une plus grande indépendance et impartialité dans ses enquêtes. Cela garantirait une identification plus précise des agresseurs et une justice plus équitable pour les victimes.
Expertise et ressources : L’ONU dispose de ressources et d’expertise considérables en matière d’enquêtes sur les violations des droits de l’homme et les crimes internationaux. En confiant cette responsabilité à l’ONU, les autorités congolaises pourraient bénéficier du soutien nécessaire pour mener à bien ces enquêtes complexes.
Légitimité internationale : En tant qu’organisation internationale, les conclusions de l’ONU sur les agresseurs en RDC auraient une légitimité et une reconnaissance au niveau mondial. Cela renforcerait la pression sur les coupables et contribuerait à la prévention de futurs actes de violence dans la région.
Dans un contexte où les autorités congolaises ont montré des limites dans l’identification et la désignation des agresseurs en RDC, il est légitime de considérer le rôle crucial que l’ONU pourrait jouer dans ce domaine.
En confiant cette responsabilité à une organisation indépendante, impartiale et dotée de ressources, la justice et la sécurité en RDC pourraient être renforcées, offrant ainsi un espoir de paix et de stabilité pour le peuple congolais.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Actualité
Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture
L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.
Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.
Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.
La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.
Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
