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Pourquoi la hiérarchie de l’UDPS met-elle en relief les activités de ses Cellules ? (Interview avec Me Elvis Mayo Bieme)

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Voilà quelques semaines que le Secrétaire Général de l’UDPS/Tshisekedi, Augustin Kabuya, s’active dans tous les sens pour la redynamisation de la base de ce parti à travers des rencontres avec les responsables des Cellules, Sections et autres organes. Par ricochet, il ne se concentre plus sur les mouvements et associations censés accompagner l’UDPS. Le pourquoi de cette mobilisation et attitude ! CONGOPROFOND.NET s’entretient avec Maitre Elvis Mayo Bieme, Directeur de cabinet adjoint du Secrétaire général de l’UDPS.

CONGOPROFOND.NET : A 18 mois des joutes électorales, le Sg Augustin Kabuya tente de revivifier les Cellules. Pourquoi ce sursaut ?

Me Elvis Mayo Bieme : Loin de là, il ne s’agit pas d’un sursaut. Cette dynamique est juste un élan dicté par la volonté d’élargissement de la base électorale et politique du Parti. Si les autres formations politiques s’activent sur d’autres formules, orthodoxes ou pas, je rappelle que la réalité de la compétition politique ne peut être organisée sur les mêmes canevas. Cet exercice évite le phénomène de désintégration de la base qu’espère les ennemis du Parti. Les appels du Secrétaire général à la discipline et à la vigilance cadrent bien sûr avec les réalités démocratiques.

CONGOPROFOND.NET : Veuillez nous éclairer, Cher Maître, sur la place déterminante de cet organe nommé « Cellule »?

Me Elvis Mayo Bieme : Machinalement, tout le monde sait le dire que le but de tout parti politique et de conquérir et d’exercer le pouvoir. Mais, c’est la Cellule qui est le moteur de toute réussite électorale. C’est ici aussi qu’il y a la priorité de l’éducation citoyenne et la formation de la conscience nationale. Statutairement, il est indiqué que c’est auprès de sa cellule de résidence qu’on adhère individuellement à l’UDPS/Tshisekedi. Voyez l’importance de cet organe !

CONGOPROFOND.NET : Cette structure ne rivalise t- elle pas avec les mouvements et associations affiliés également au Parti ?

Me Elvis Mayo Bieme : Cette bipolarisation n’a pas lieu d’être au sein de notre Parti car historiquement les Cellules ont fait leur preuve ; l’enjeu paraît toujours aussi grand, voire même encore plus présent, et la hiérarchie du Parti en a pleinement conscience. Avec des idées politiques communes à l’UDPS, les mouvement et associations affiliés au Parti ont également leur importance, mais il faut retenir qu’un parti sans base cellulaire n’a aucune pertinence.

CONGOPROFOND.NET : Quel messages précis le SG adresse-t-il aux présidents cellulaires ?

Me Elvis Mayo Bieme : Dans cette noble démarche de sensibilisation de cet organe de base, il recommande principalement l’ordre et la discipline, dans une perspective d’optimisation dans l’éventuelle victoire des échéances électorales 2023.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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