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Pour une gouvernance productive en RDC : Simplification, clarté et action

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En République Démocratique du Congo, l’efficacité gouvernementale est cruciale pour le progrès national. Pour ce faire, une approche novatrice et pragmatique doit être adoptée. Plutôt que de multiplier les textes de loi, le prochain gouvernement devrait privilégier la clarté, la simplicité et l’action concrète pour transformer la société congolaise.

La nouvelle philosophie pour l’exécutif national doit reposer sur une approche axée sur les résultats, avec une feuille de route claire énonçant des objectifs mesurables. Limiter l’empilement législatif est essentiel pour éviter l’encombrement et l’illisibilité des lois, qui peuvent entraver la vie des citoyens au lieu de la faciliter.

Il est indéniable qu’il y a eu un problème de méthode dans le mandat passé. Pour changer la donne, la priorité doit être accordée à des mesures concrètes plutôt qu’à une prolifération de textes de loi. Les débats suscités par certaines de ces lois peuvent souvent s’essouffler rapidement, laissant les réformes au point mort et le pays dans la stagnation.

La simplification de la vie des Congolais devrait être au cœur des actions gouvernementales. Cela implique non seulement de réduire le nombre de lois, mais aussi de veiller à ce qu’elles soient rédigées de manière claire et compréhensible par tous. L’objectif est de faciliter l’accès à la justice, de promouvoir l’égalité devant la loi et de soutenir le développement économique et social du pays.

Enfin, le nouveau gouvernement doit s’atteler à ressouder le pays occupé, violenté et pillé par des forces étrangères. Cela nécessite une vision unificatrice, la promotion de la diversité culturelle et la création de ponts entre les différentes provinces. L’unité nationale est un impératif existentiel pour bâtir un avenir prospère pour tous les Congolais.

En somme, la clé d’une gouvernance productive en RDC réside dans la simplicité, la clarté et l’action concrète. En adoptant cette approche, le gouvernement pourra véritablement répondre aux besoins de la population et ouvrir la voie à un avenir plus prometteur pour le pays. La simplicité, la clarté et l’action ne précèdent pas la complexité. Elles la suivent tout simplement.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR


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Politique

Lucain Kasongo : « Aucun membre du bureau de l’Assemblée nationale n’a moins de 50 000 USD le mois »

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« Aucun membre du bureau de l’Assemblée nationale n’a moins de 50 000 USD le mois. A cela s’ajoutent les avantages comme logement, transport, communication, carburant, … », a indiqué lundi 20 mai le président honoraire de la commission politique, administrative et judiciaire (PAJ) de l’Assemblée nationale, Lucain Kasongo.

Il l’a dit dans un entretien accordé à Radio Okapi.

Ce sont ces avantages qui poussent la plupart des députés à s’accrocher aux postes au sein du bureau au point de bloquer le bon fonctionnement de tout un pays, estime-t-il.

Pour le coordinateur du Centre de recherche en finances publiques et développement local (CREFDL), Valérie Madianga, l’engagement des élus nationaux d’appartenir à ce bureau est motivé par leur propre intérêt plutôt que par le bien de la nation.

« C’est l’argent qui attise des convoitises des acteurs politiques. Si vous calculez les 20 millions USD qu’on donne aux cabinets et les 100 millions autres qu’on donne au bureau, ça vous fait une marmite de 120 millions USD au moins par an, manipulés par le bureau de l’Assemblée nationale. C’est une véritable affaire », a-t-il expliqué.

Les députés nationaux attendent encore le nouveau calendrier pour élire les membres du bureau définitif. C’est devant les membres de ce bureau que le Gouvernement sera investi.

A l’Assemblée nationale, près de cinq mois après l’ouverture de la session inaugurale de cette nouvelle législature, l’élection et l’installation du bureau définitif se fait attendre.

Après plusieurs tractations pour dégager la liste consensuelle de l’Union sacrée de la nation, le présidium a renseigné que la nouvelle liste attend validation du Président de la République.

L’ancienne liste étant contestée par des députés qui dénonçaient le clientélisme et le népotisme dans le choix du présidium. Quelques proches et membres de famille de certains membres du présidium de l’Union sacrée de la nation étant proposés à ces postes.

Radiookapi.net


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