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Religion

Pour la paix en RDC, les autorités appelées à reconnaître Kadima comme le « Christ revenu sur terre »

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La campagne « Le christ est de retour en RDC, le plus grand secret de l’humanité enfin révélé « , s’est clôturée ce samedi 16 août, au stadium YMCA, à Kinshasa où une cérémonie de grande envergure a été organisée. À travers cette campagne, l’Eglise évangélique des sacrificateurs a voulu passer un message à l’humanité pour annoncer que le Christ tant attendu est effectivement revenu.

Pour les sacrificateurs, Kadima Bakenge est le Christ à qui Dieu a confié la mission de réédifier son église, mais le rejet subit par celui-ci de la part des autorités congolaises, est à la base notamment de la situation sécuritaire inquiétante dans laquelle la République démocratique du Congo se retrouve.

« Si nous avons choisi de clore cette campagne au stadium YMCA, ce n’est pas un hasard. Oui, ce lieu est peu confortable… mais il porte une charge historique et spirituelle unique. C’est ici que le Souverain Sacrificateur Kadima prononça son dernier discours, un message de moins de cinq minutes, je cite : « je suis le christ de fin des temps et l’humanité toute entière finira par le confesser » C’est ici qu’il fit sa dernière apparition publique physiquement. C’est ici qu’il manifesta sa douleur profonde face au rejet par les autorités de ce pays. Oui, cela accompli les écritures selon lesquelles le christ de fin de temps devra d’abord souffrir et être rejeté par ses contemporains. (Luc 17 :25), mais ce rejet n’est pas sans conséquence », a déclaré Jacques Kambayi, représentant provincial de l’église.

Et de poursuivre : « Aujourd’hui, ce même lieu devient l’autel de notre proclamation , l’endroit d’où, le Christ dans sa miséricorde, nous envoie annoncer la libération de la République démocratique du Congo et le début d’une nouvelle ère de prospérité pour notre nation », a-t-il dit.

Dans son sermon, le représentant légal RSB Yamba Shilayi, a déclaré que « le Congo pourrait être sous une malédiction déguisée si le Christ qui est revenu dans ce pays continue à être méprisé ».

Cependant, il insiste que si les autorités congolaises parviennent à reconnaître « le Christ Kadima et son message », la paix sera de retour en République démocratique du Congo.

« Mais Dieu offre une seconde chance, il nous envoie sur ce lieu historique pour implorer sa grâce en faveur du peuple congolais, car il est temps ou les nations doivent le connaitre, il veut rétablir la paix dans ce pays et le rendre prospère sur tous les plans. Peuple congolais, n’endurcissez plus vos cœurs, dirigeants congolais, prenez au sérieux ce message et surtout rendez grâce à l’éternelle pour la faveur qu’il te fait ce jour », a déclaré Yamba Shilayi.

Il convient de rappeler que le Souverain Sacrificateur, Kadima Bakenge, considéré comme le Christ, est déjà décédé, et que son message est aujourd’hui porté par les sacrificateurs.

La campagne visait à témoigner au monde que le Christ est revenu depuis 1963, année où Kadima a reçu la vision à Kananga, à en croire ses fidèles. Elle a débuté par une conférence de presse, suivie d’une caravane motorisée qui a traversé les communes de Ngaba, Matete, N’djili, Limete, Lingwala, pour chuter à Gombe, où un mémorandum adressé au Chef de l’État a été déposé au Palais de la Nation.

La cérémonie de clôture, organisée ce samedi, s’est déroulée dans une ambiance festive et spirituelle. Elle a été marquée par des prestations artistiques variées notamment chants, danses, slams et scène théâtrale ainsi que par des discours forts porteurs du message central de la campagne.

WTK

Actualité

Nkamba, ville sainte : Dr Lohanga Konga Jospin monte au créneau et recadre le débat

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La polémique autour du statut de Nkamba comme ville sainte continue d’alimenter les débats en République démocratique du Congo. À l’origine de cette controverse, une déclaration d’un prélat catholique congolais, récemment nommé au sein du gouvernement romain, remettant en question cette reconnaissance spirituelle.

Une sortie médiatique qui n’a pas laissé indifférents les milieux religieux, notamment ceux du kimbanguisme. Dans un échange accordé à la rédaction de Congoprofond.net, ce jeudi 16 avril, l’ambassadeur itinérant Dr Lohanga Konga Jospin, auprès du représentant légal de l’Église kimbanguiste, Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, est monté au créneau pour apporter des éclaircissements qu’il qualifie de « nécessaires et urgents ».

Une controverse née d’une déclaration ecclésiastique

Tout part d’une prise de position publique d’un archevêque catholique congolais, ancien président de la CENCO, qui conteste le caractère sacré de Nkamba, berceau du kimbanguisme fondé par Simon Kimbangu.

Cette déclaration, rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux et dans les débats populaires, a suscité incompréhension et réactions, notamment au sein des fidèles kimbanguistes.

Saisissant « la balle au bond », selon ses propres termes, Dr Lohanga Konga Jospin a livré une réponse méthodique, s’appuyant à la fois sur les fondements doctrinaux du kimbanguisme, l’histoire spirituelle de Nkamba et la reconnaissance progressive de cette ville comme centre religieux majeur.

Avec une rhétorique maîtrisée, il rappelle que Nkamba n’est pas une construction symbolique récente, mais une réalité spirituelle enracinée dans la mission prophétique de Simon Kimbangu.

« La sainteté de Nkamba ne procède pas d’une validation humaine, mais d’une manifestation divine vécue et reconnue par des générations de croyants », soutient-il en substance.

Nkamba : un centre spirituel vivant

L’ambassadeur itinérant insiste sur le fait que Nkamba représente un lieu de pèlerinage international, un espace de communion spirituelle et un point de convergence de la foi africaine.

Selon lui, contester Nkamba revient non seulement à ignorer une réalité religieuse vécue, mais aussi à minimiser l’apport du kimbanguisme dans l’émancipation spirituelle et identitaire africaine.

Dans son intervention, Dr Lohanga Konga Jospin dénonce également ce qu’il considère comme une lecture partielle des faits religieux et une confusion entre reconnaissance institutionnelle et réalité spirituelle.

Il appelle ainsi à une approche plus rigoureuse et respectueuse des différentes confessions religieuses présentes en RDC.

Une défense du pluralisme religieux

Au-delà de la polémique, cette prise de parole s’inscrit dans une logique plus large : celle de la défense du pluralisme religieux et du respect mutuel entre Églises.

Pour Dr Lohanga Konga Jospin, il est essentiel que chaque confession soit reconnue dans sa spécificité et que les débats théologiques ne deviennent pas des instruments de division.

En intervenant avec précision et fermeté, l’ambassadeur itinérant s’impose comme une voix structurée dans ce débat sensible. Sa démarche vise à réaffirmer une conviction profonde : Nkamba, pour les fidèles kimbanguistes, est et demeure une ville sainte par essence, indépendamment des controverses.

Dans un contexte où foi, identité et reconnaissance institutionnelle s’entremêlent, cette polémique révèle surtout l’importance d’un dialogue interreligieux apaisé et fondé sur la connaissance mutuelle.

Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET

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