Société
Portrait : Hervé-Landry KINKANI, l’audace de briser les barrières !
Dans un environnement longtemps maîtrisé par des grands politiques autrefois qualifiés de « dinosaures et faucons », l’opinion publique s’est toujours faite l’idée qu’il était difficile, voire impossible aux jeunes d’émerger et de s’épanouir politiquement.

Cette situation s’observe dans la cassure générationnelle qui existe entre les leaders politiques du coin, qu’on cite ici le Kwango, dont la plupart sont septuagénaire et octogénaire, et la jeune classe politique montante dont la moyenne d’âge est de 40 ans.
Faute d’une politique de relève, certains jeunes ont pris l’option et surtout le courage d’affronter le monde politique en s’appuyant sur d’autres leaders, entendez ici d’autres provinces, à l’instar de Hervé-Landry KINKANI, 33 ans et cadre du parti politique « Courant des Démocrates Rénovateurs », parti cher à Jean-Lucien Bussa, un des principaux acteurs de l’Union Sacrée de la nation dans le Grand Équateur.
Ce jeune homme, surnommé par ses nombreux sympathisants « Le jeune Poutine « , est né dans la province du Kwilu où il a effectué ses études primaires et secondaires au prestigieux collège Kivuvu Saint Paul avant de venir obtenir son diplôme d’état au Complexe Scolaire Tsinda-Kwango à Kenge.

Inscrit à l’Université catholique du Congo (UCC), il y décroche sa licence avec brio en Économie et Développement et se lance dans l’enseignement supérieur et universitaire comme assistant en 2012.
Ambitieux, il est recruté sur base d’un test hautement sélectif du BCECO pour intégrer l’administration publique à travers le programme JPO piloté par la Banque Mondiale.
En 2015, il obtient une bourse du gouvernement chinois pour poursuivre ses études post-universitaires. Bourse couronnée par l’obtention d’un Master en Économie et Management à Central China Normal University à Wuhan.
Depuis 2019, il a encore bénéficié de la bourse chinoise pour poursuivre avec sa thèse à Wuhan University of Technology.

C’est au courant de la même année qu’il rencontre Jean-Lucien Bussa, éminent économiste et son modèle, qui va devenir son mentor et Coach politique, comme il aime le dire avec sourire et une assurance débordante.
Très attaché aux valeurs républicaines et à la méritocratie, le ministre Jean-Lucien Bussa le propulse et le fait découvrir comme un des jeunes prometteurs de la scène politique congolaise.
Nommé Secrétaire National au CDER, ce jeune pragmatique et tranchant dans ses méthodes a réussi, en moins de 6 mois, à imposer le CDER comme une alternative crédible à la gouvernance politique dans Kenge et dans le Kwango.

Dans une région réputée dans l’opposition, il réussit à ranger les jeunes et vieux derrière la vision du Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi et sera l’un des commandos au front pour une victoire écrasante du PR05 lors de la prochaine présidentielle dans le Kwango.
A noter que Landry Kinkani est un jeune très engagé dans les actions philanthropiques à travers sa fondation qui octroie les bourses d’études aux étudiants en difficulté financière et encore à travers ses programmes d’accompagnement des femmes et jeunes filles dans l’entreprenariat.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Jeux d’argent en RDC : Le ministère des Finances lance la grande réforme de la régulation du secteur
Le gouvernement congolais franchit une étape décisive dans la modernisation du secteur des jeux d’argent. Sous l’impulsion du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a engagé un vaste processus de réforme destiné à assainir et structurer un secteur en pleine expansion.
C’est dans cette dynamique que le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, a présidé une importante réunion avec les opérateurs du secteur au Centre financier de Kinshasa. Cette rencontre marque le lancement d’une série d’activités visant à mettre en place un cadre moderne de régulation, conforme aux standards internationaux.

Un partenariat entre l’État et les opérateurs
Dans son allocution, Dieudonné Ntumba a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés afin de garantir une concurrence loyale et de prévenir les dérives liées à la criminalité financière.
« Le rôle de l’État n’est pas d’empêcher les activités économiques, mais de les encadrer », a-t-il déclaré, rappelant que cette démarche s’inscrit dans la vision du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka visant à moderniser l’économie nationale tout en protégeant les populations vulnérables.
Une plateforme numérique pour contrôler les flux financiers
Parmi les mesures phares annoncées figure la mise en place d’une plateforme centralisée de régulation. Cet outil permettra aux autorités de suivre en temps réel les transactions et les mouvements financiers générés par les opérateurs de jeux.
L’objectif est double : renforcer la transparence du secteur et optimiser la mobilisation des recettes publiques. Les opérateurs ont ainsi été invités à intégrer leurs systèmes à cette nouvelle infrastructure technologique.
Vers un nouveau cadre légal
La réforme s’accompagne également d’une évolution du cadre juridique. Un projet de loi sur la régulation des jeux d’argent est actuellement examiné au Parlement. Ce texte ambitionne de remplacer les dispositions héritées de l’époque coloniale par une législation moderne adaptée aux réalités actuelles du marché.
En attendant son adoption, la Cellule de surveillance poursuit la mise en œuvre des mécanismes de contrôle et d’encadrement destinés à préparer le secteur à cette transition.
Un soutien des acteurs du secteur
Les opérateurs présents à la réunion ont salué l’initiative du ministère des Finances. Responsable commercial et marketing de PixLab RDC, l’un des participants a estimé qu’un environnement mieux réglementé permettra aux entreprises d’exercer leurs activités dans un climat plus sécurisé et plus prévisible.
À l’issue des échanges, Dieudonné Ntumba a réaffirmé la volonté du ministère des Finances de maintenir un dialogue permanent avec les opérateurs afin d’assurer une mise en œuvre harmonieuse de cette réforme stratégique pour l’économie nationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
