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Pollution massive à Lubumbashi : Guillaume Ngefa ordonne une enquête judiciaire après la rupture catastrophique du bassin de rétention de la CDM 

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Le ministre d’État à la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a donné l’ordre, sans délai, d’ouvrir une enquête judiciaire suite à l’effondrement le 4 novembre d’un bassin de rétention appartenant à la société minière Congo Dongfang Mining (CDM) à Lubumbashi. Selon le communiqué officiel rendu public le 18 novembre, la rupture a provoqué un déversement massif d’eaux usées, générant une catastrophe environnementale dans le quartier Kassapa (commune Annexe).

Le débordement a inondé des routes, des habitations, des cours d’eau ainsi que le marché dit « Moïse », exposant les riverains à des risques sanitaires majeurs. Le ministère affirme que cette situation est prise très au sérieux : « Une procédure judiciaire sera engagée pour identifier les responsables et engager les actions prévues par la loi », indique le communiqué.

Dans son intervention, Guillaume Ngefa rappelle que la sécurité des populations et la protection de l’environnement figurent parmi les priorités absolues du gouvernement. Il assure que toutes les mesures nécessaires seront prises pour que justice soit rendue.

Ce drame intervient dans un contexte déjà tendu : quelques jours plus tôt, le ministre des Mines avait suspendu toutes les activités de la CDM pendant trois mois, en raison de graves manquements dans la gestion des effluents industriels.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Révision constitutionnelle en RDC : Ferdinand Lokunda plaide pour une refondation institutionnelle

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Le débat sur une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle en RD Congo continue d’alimenter la scène politique et citoyenne. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Ferdinand Lokunda Dasilva, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), une structure de la société civile engagée notamment dans la lutte contre la discrimination raciale, la marginalisation et la défense des droits des enfants sans distinction d’origine. 

À travers une série de propositions rendues publiques, Ferdinand Lokunda, à titre personnel, appelle à une « nouvelle Constitution » qu’il juge plus adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles de la RDC. Ses desiderata touchent aussi bien à la nationalité, à l’organisation des institutions qu’au mode de gouvernance du pays.

La double nationalité au cœur des propositions

Parmi les réformes majeures défendues par Ferdinand Lokunda figure la reconnaissance de la double nationalité pour les Congolais. Selon lui, tout citoyen devrait avoir le droit d’acquérir une autre nationalité sans perdre celle de la RDC. Une question qui revient régulièrement dans le débat national, notamment au regard de l’importante diaspora congolaise installée en Europe, en Amérique ou ailleurs en Afrique.

L’activiste estime que cette ouverture pourrait renforcer l’apport économique et intellectuel de la diaspora dans le développement du pays, tout en modernisant le cadre juridique actuel.

Un mandat présidentiel plus long

Autre proposition phare : la modification de la durée du mandat présidentiel. Ferdinand Lokunda suggère soit un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, soit un mandat unique de dix ans non renouvelable. Pour lui, cette réforme permettrait au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour exécuter ses projets de société et garantir une certaine stabilité institutionnelle.

La proposition intervient dans un contexte où la question des institutions et de leur efficacité reste largement débattue au sein de l’opinion congolaise.

Les fonctions de souveraineté et la question identitaire

Le président de l’ASMECO propose également un durcissement des conditions d’éligibilité aux fonctions dites de souveraineté. Selon sa vision, tout Congolais ayant des « affiliations » ou des « cordons ombilicaux » avec un pays voisin ne devrait pas accéder à certaines hautes fonctions de l’État.

Une position qui s’inscrit dans un climat politique marqué depuis plusieurs années par les débats autour de la nationalité, de l’identité et des questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs.

Vers un Parlement monocaméral ?

Dans ses propositions, Ferdinand Lokunda défend aussi l’idée d’un Parlement à chambre unique composé de 800 députés, estimant que cette formule serait plus adaptée à l’immensité géographique de la RDC. Il plaide en outre pour des élections présidentielles organisées à deux tours afin de renforcer la légitimité populaire du président élu.

Enfin, il souhaite que les gouverneurs des provinces, les responsables territoriaux ainsi que le Premier ministre soient nommés par le président de la République lorsqu’ils ne sont pas originaires des entités concernées.

Rappelons que l’activiste Ferdinand Lokunda développe depuis plusieurs années un discours axé sur la cohésion nationale, la lutte contre les discriminations et la protection des droits des personnes marginalisées. Ses nouvelles propositions constitutionnelles viennent ainsi élargir le champ d’intervention de ce citoyen qui entend désormais peser dans le débat public sur l’avenir institutionnel de la RDC.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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