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Polémique autour des ports privés : Pour la FEC/Kongo Central, les opérateurs économiques sont accusés à tort
En marge de son séjour à Boma dans la province du Kongo Central le 02 décembre dernier où il a présidé la cérémonie officielle de réception de la nouvelle drague appelée MANZANILLO 2 de la Congolaise des Voies Maritimes( CVM), acquise sur fonds propres du Gouvernement Central, Sylvestre Ilunga Ilunkamba a accordé sur place une série d’audiences à quelques catégories socio professionnelles. C’est le cas des notables, des opérateurs économiques et même du Conseil d’Administration de la CVM.
Tout d’abord, la délégation de la CVM conduite par la Présidente du Conseil d’Administration, Marie Madeleine MIENZE, qui salue le geste posé par le Chef du Gouvernement Central ILUNGA ILUNKAMBA et plaide pour le renforcement des capacités des matelots de la CVM pour faire face à la haute technicité de cette nouvelle drague MANZANILLO 2.
Du côté de la Fédération des Entreprises du Congo( FEC) Section Kongo Central, son vice-président Michel SAMBA a saisi l’occasion de la présence du Premier Ministre ILUNGA ILUNKAMBA à Boma pour poser les problèmes liés autour de la polémique sur les ports privés qui sont, selon le vice-président de la FEC provinciale, faussement accusées alors que ces opérateurs économiques contribuent à la croissance économique par le paiement des taxes et autres redevances dûes à l’État Congolais, affirme Michel SAMBA.
Voilà pourquoi, a-t-il dit, les opérateurs économiques du Kongo Central font l’objet de harcèlement.
Toufois ils disent merci au Chef du Gouvernement Central ILUNGA ILUNKAMBA pour son implication dans l’acquisition de la nouvelle drague MANZANILLO 2 qui va, à coup sûr, relancer la production des recettes nationales.
Pour boucler, le chef du gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba a reçu également en audience la délégation des chefs coutumiers du Kongo Central, conduite par son président MALELE PANZU MALONGA, venue soumettre au chef du gouvernement central quelques difficultés de la province inscrites dans leur mémorandum.
L’occasion faisant le larron, les autorités traditionnelles du Kongo Central remercie aussi le 1 er Ministre ILUNGA ILUNKAMBA pour son implication dans l’acquisition de la nouvelle drague tout en saluant l’Autorité Morale du FCC Joseph KABILA KABANGE qui a favorisé la passation pacifique et civilisée du pouvoir au sommet de l’État congolais avec son successeur le président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Rappelons-le, le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, a encouragé la fermeture de tous les ports privés illégaux et clandestins dont ceux de Kinshasa qui violent les principes régissant le domaine public de l’Etat en Rd Congo.
« Cette situation porte, entre autre, atteinte au monopole de gestion et d’exploitation des ports dans le bief maritime du pays accordé à la Société Commerciale de Transport et Ports (SCTP) par l’Ordonnance n° 71-307du 3 décembre1971. Ce texte permettait à celle-ci de gérer jadis 90% de tous les frets maritimes congolais. Le constat est que la SCTP a aujourd’hui, perdu sa compétitivité depuis la mise en opération des ports privés susvisés », avait rapporté le porte-parole du gouvernement, David-Jolino Makelele, au terme de la réunion du Conseil des ministres tenue le vendredi 28 août 2020.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
