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Société

Plus la saison sèche tarde, les pluies continuent à faire des dégâts : cette fois, c’est Bandundu qui paie le prix

Alors que l’Agence nationale de météorologiques (Metelsat) a annoncé le début de la saison sèche entre le 25 mai et le 2 juin, les pluies continuent de s’abattre avec intensité sur plusieurs régions de la République démocratique du Congo, causant semaine après semaine d’importants dégâts matériels. Ce dimanche, c’est la ville de Bandundu, chef-lieu de la province du Kwilu, qui a été frappée par une violente tempête.

Selon les informations recueillies sur place par nos correspondants, plusieurs maisons ont été détruites dans les quartiers Trois Rivières et au centre-ville. Un vent violent, survenu sous une pluie torrentielle, a emporté les toitures de nombreuses habitations.

Parmi les infrastructures endommagées, le commissariat provincial de la police n’a pas été épargné :
• une partie de la toiture du bâtiment administratif a été arrachée,
• le magasin de la police est désormais sans abri,
• et le centre de santé de la police a aussi subi des dégâts majeurs.

Le commissaire supérieur principal, Camille Atungale, porte-parole de la police dans la province, tire la sonnette d’alarme :

« Si la solution n’est pas apportée rapidement, il y aura beaucoup de problèmes. Ça aura un impact très sérieux sur le fonctionnement de nos services. »

Face à la situation, le président de l’Assemblée provinciale du Kwilu, Claude Kumpel, s’est rendu personnellement au commissariat pour constater les dégâts. Il a promis l’implication rapide de l’organe délibérant pour la réhabilitation des bâtiments touchés.

Ce nouvel épisode vient s’ajouter à une série de catastrophes naturelles liées aux pluies qui frappent le pays depuis plusieurs semaines. Du Sud-Kivu à Kalehe, en passant par Kinshasa et désormais Bandundu, chaque semaine apporte son lot de sinistrés, de maisons détruites, de familles sans abri.

Et ce, alors même que le Metelsat a annoncé la transition vers la saison sèche entre le 25 mai et le 2 juin. Cette incohérence climatique inquiète plus d’un, et interpelle sur la vulnérabilité croissante des infrastructures et des populations face aux aléas du climat.

Dorcas Mwavita/CongoProfond.net