Actualité
Plaidoyer, match de football, autonomisation, etc. : PAPROSADE/Ongd a célébré la JIF 2023 à Kiwanja
L’ONGD PAPROSADE antenne de Kiwanja et la synergie des femmes leaders du territoire de Rutshuru ont célébré, ce 9 mars 2023 à Kiwanja, la journée Internationale de la Femme dans les installations de la base MONUSCO ténue par le contingent marocain.
C’est dans un environnement assez particulier, caractérisé par une situation sécuritaire exceptionnelle que cette célébration a eu lieu.

Dans son discours à l’occasion, madame ZAWADI BATEMA Alice, chef d’antenne adjointe chargée de Genre et Développement, a appelé le personnel militaire féminin du contingent marocain à faire un plaidoyer sur la situation de guerre dont la femme congolaise est victime.
Un accent particulier a été mis sur la femme et la jeune fille de l’Est du Congo, en général, et celles de Rutshuru en particulier.
Madame Zawadi a pris à témoin le personnel militaire du contingent marocain de la MONUSCO pour avoir vécu sur place le calvaire des femmes à cause de la guerre.

En rapport avec le thème international de la journée du 8 mars 2023, « Vers un monde nouveau et numérique dans l’égalité de chance entre l’homme et la femme », les femmes de Rutshuru ont adopté la résilience avec un principe d’auto-assistance pour leur autonomisation, ce qui justifie leur projet de microculture, projet agricole et de couture. Tout cela est opérationnel avec les moyens de bord, nécessitant l’attention des bienfaiteurs dans l’encadrement des filles mères, femmes violées, femmes veuves victimes des affres de la guerre.
Pour couronner le tout, un match de football féminin a été organisé ayant opposé différentes équipes de Kiwanja et ses environs. L’ONGD a eu un trophée et des prix en faveur des filles joueuses.
Cette célébration de la Journée Internationale de la Femme est un moment fort pour la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes dans la région de Rutshuru, en dépit des défis sécuritaires et économiques. La détermination des femmes de cette région à prendre en main leur destin est à saluer et doit être soutenue par tous les acteurs de développement et de paix dans la région.
Tango B. depuis Kiwanja
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
