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PFBC : les médias appelés à contribuer dans la protection des forêts du Bassin du Congo

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La Ministre d’Etat en charge de l’Environnement et du Développement durable de la République Démocratique du Congo et les professionnels de la presse ont échangé ce mercredi 4 juin 2024 à Kinshasa sur le rôle du journaliste pour contribuer à la protection des forêts du Bassin du Congo. Ces échanges s’inscrivent dans le cadre de la clôture de la 20ème réunion des Parties du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC).

 


Dans son adresse, Éve Bazaiba a appelé les professionnels des médias à jouer leur rôle, notamment pour la visibilité du bassin du Congo.

« Comme nous disons que le bassin du Congo est le poumon du monde, nous avons intérêt à ne pas fumer le poumon, c’est-à-dire lutter contre la propagation des gaz à effet de serre, quoi qu’il n’est pas interdit à des États de produire ou dégager les gaz à effet de serre pour le besoin de l’économie. Mais, comme je l’ai toujours dit, il faut savoir concilier le besoin du pain et celui de l’oxygène, nous avons besoin de l’oxygène pour vivre et du pain pour survivre, et c’est avec les médias », a déclaré ce membre du gouvernement congolais.
La ministre de l’Environnement appelle les médias à aussi interpeller les autorités sur la mise en œuvre des engagements pour la préservation des forêts, notamment en ce qui concerne les pays pollueurs.
Pour sa part, le directeur des affaires globales du ministère français de l’Europe et des affaires étrangères et co-faciliateur du PFBC pour la France, Christophe Guilhou, a appelé à l’intensification de la mobilisation pour faire connaître les services que les forêts du bassin du Congo rendent à l’humanité en vue de leur protection.

Notons que le PFBC qui est né en 2002 lors du sommet mondial du développement durable de Johannesburg, en Afrique du Sud, est une plateforme de dialogue entre responsables politiques, experts, acteurs du secteur privé et membres de la société civile. Cette 20ᵉ réunion a été précédée par le Forum de la jeunesse pour les forêts d’Afrique centrale qui a réuni 150 jeunes d’Afrique centrale et d’Europe. Les discussions ont porté sur les stratégies de préservation des forêts et des eaux, ainsi que sur les moyens de tirer parti de ces richesses naturelles pour stimuler le développement économique tout en protégeant l’environnement. Le Partenariat pour les forêts du bassin du Congo joue un rôle crucial dans la coordination des efforts visant à protéger l’une des régions les plus biodiversifiées du monde. La collaboration entre les pays de la région est essentielle pour relever les défis environnementaux et promouvoir un avenir durable pour les générations à venir.

Cephas Kabamba

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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