Connect with us

Actualité

Perquisition chez Denise Nyakeru en Belgique : La Première dame conteste les accusations et promet de coopérer

Visée par une enquête judiciaire belge pour des soupçons de blanchiment liés à des contrats miniers, Denise Nyakeru affirme avoir appris avec étonnement les perquisitions menées dans la résidence familiale. L’épouse du président Félix Tshisekedi rejette les accusations portées contre elle et plusieurs membres de sa famille, tout en assurant qu’elle collaborera pleinement avec la justice.

L’affaire prend une nouvelle dimension judiciaire en Belgique. Denise Nyakeru Nkana, épouse du président de la RD Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a exprimé, jeudi 15 octobre, son étonnement après les perquisitions effectuées la veille dans la résidence familiale en Belgique.

Dans un communiqué transmis par ses avocats et relayé par l’agence Belga, la Première dame conteste fermement les griefs formulés à son encontre ainsi qu’à l’égard de plusieurs membres de sa famille. Elle affirme néanmoins sa disponibilité à coopérer avec les enquêteurs afin de contribuer à la manifestation de la vérité.

Une enquête pour blanchiment liée au secteur minier

Les perquisitions, menées simultanément à Bruxelles ainsi que dans les provinces du Brabant flamand et du Brabant wallon, s’inscrivent dans le cadre d’une instruction judiciaire pour des soupçons de blanchiment d’argent.

Selon les informations rapportées, cette procédure fait suite à des plaintes déposées en juillet 2025 par les avocats Bernard et Brieuc Maingain, agissant au nom d’organisations non gouvernementales du Katanga et d’anciens directeurs de la Gécamines, l’entreprise minière publique congolaise.

Au cœur du dossier figurent des contrats de sous-traitance portant sur des résidus miniers dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga, 2 régions stratégiques pour l’exploitation des ressources minières de la RDC.

9 proches du chef de l’État dans le viseur de la justice

Au total, 9 proches du président Félix Tshisekedi seraient soupçonnés d’être impliqués dans les opérations faisant l’objet des investigations. Les enquêteurs cherchent à examiner les conditions dans lesquelles certains contrats miniers ont été conclus et exécutés, ainsi que les éventuels flux financiers susceptibles de justifier les soupçons de blanchiment.

À ce stade, les éléments rapportés ne permettent toutefois pas de considérer les soupçons comme des faits judiciairement établis. La responsabilité éventuelle des personnes concernées devra être déterminée au terme de la procédure, dans le respect de la présomption d’innocence.

Un dossier sensible aux ramifications congolaises

Cette enquête intervient dans un secteur particulièrement sensible pour l’économie congolaise, où la sous-traitance minière et la valorisation des résidus issus de l’exploitation des minerais soulèvent des enjeux économiques, financiers et de gouvernance.

Les investigations menées en Belgique pourraient ainsi contribuer à éclaircir les circonstances entourant les contrats concernés et les éventuelles responsabilités individuelles. Pour Denise Nyakeru Nkana, la ligne de défense affichée est claire : contester les accusations tout en se déclarant disposée à collaborer avec la justice.

L’évolution de cette procédure sera déterminante pour établir la réalité des faits reprochés et préciser les responsabilités éventuelles des personnes citées dans ce dossier.

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET 

Copyright © 2025 Congoprofond.net