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Pegasus: Des Congolais espionnés par le Rwanda
Le logiciel Pegasus de la société israélienne NSO Group a été utilisé par les autorités rwandaises pour espionner plusieurs personnalités tant politiques que diplomatiques.
Parmi ces personnalités espionnés par le Rwanda, on retrouve des personnalités politiques de la région des Grands Lacs qui figurent également dans la liste des personnes visées par le logiciel espion.
Il y a notamment des Congolais dont: Lambert Mende et Albert Yuma, proches de l’ex-président Joseph Kabila ou encore le gouverneur de la province de l’Ituri, Jean Bamanisa Saïdi, etc.
C’est ce que revèle l’enquête menée par un consortium de 17 médias internationaux du réseau Forbidden Stories et l’ONG Amnesty International.
Introduit dans un smartphone, ce logiciel permet d’en récupérer les messages, photos, contacts et même d’écouter les appels de son propriétaire.
Les données « suggèrent fortement que le gouvernement rwandais a été client de NSO group », selon les enquêteurs.
Mais il est possible que des attaques aient eu lieu avant, « certains logiciels ayant la capacité d’effacer leurs traces », selon les journalistes qui ont mené les investigations.
*Des dizaines d’autres opposants ou des personnalités politiques ciblés*
Les autorités rwandaises auraient également espionné des dizaines d’autres opposants ou des personnalités politiques.
Parmi les personnes espionnées figure ainsi la fille de l’opposant Paul Rusesabagina, Carine Kanimba. L’examen de son téléphone révèle « de premières traces d’infection fin janvier 2021 ».
D’autres opposants rwandais et même des personnalités à l’étranger auraient été également ciblés par le Rwanda.
Parmi eux, on retrouve le demandeur d’asile Cassien Ntamuhanga notamment. Il a été arrêté au Mozambique en mai dernier…
Il y a aussi Ruhakana Rugunda, qui était encore Premier ministre en Ouganda il y a un mois, ou encore Alain-Guillaume Bunyoni, Premier ministre burundais.
Le ministre rwandais des Affaires étrangères affirme, pour sa part, que le Rwanda n’utilise pas le logiciel Pegasus. Il dément l’espionnage du téléphone de Carine Kanimba ou d’éventuels militants, journalistes, avocats, personnalités politiques ou autres. « De fausses accusations », selon lui.
Interrogée par le quotidien belge Le Soir, Carine Kanimba, qui réside dans la banlieue de Bruxelles, affirme ne pas être surprise.
Des officiels rwandais ont commencé à agir comme s’ils avaient connaissance de tous ses faits et gestes, dit-elle. Des députés belges ont, par exemple, été contactés par les autorités rwandaises peu après lui avoir apporté leur soutien, même en privé.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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Ebola : avec un taux de létalité de 17%, le gouvernement rassure et souligne les premiers cas de guérison en RDC
Invité du Briefing hebdomadaire coanimé avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, ce jeudi 4 juin 2026, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba Mulamba, a présenté la situation sanitaire réelle de l’épidémie d’Ebola, vingt jours après l’annonce officielle de cette résurgence en République démocratique du Congo.
Selon le ministre de la Santé, 381 cas confirmés d’Ebola ont déjà été enregistrés dans le pays, avec 63 décès, soit un taux de létalité estimé à 17 %. À ce jour, sept personnes sont déclarées guéries, dont six en Ituri et une à Goma.
Le gouvernement indique que seulement trois provinces sont touchées par cette épidémie : l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. La province de l’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie avec près de 95 % des cas confirmés. Le Nord-Kivu compte 19 cas, tandis que le Sud-Kivu en enregistre 3.
Le Dr Roger Kamba a insisté sur l’importance d’une prise en charge rapide des personnes contaminées afin de limiter les décès.
« Nous avons la possibilité de sauver les gens si les personnes contaminées rejoignent rapidement les centres de prise en charge », a-t-il déclaré.
Le ministre a également rassuré l’opinion nationale et internationale concernant les déplacements des Congolais à l’étranger, notamment dans le cadre des compétitions sportives internationales.
« Il n’y a aucune raison de fermer les frontières ou d’empêcher les joueurs et supporters congolais de participer au mondial. Ce n’est pas la nationalité qui représente un risque, mais le contact avec une personne infectée », a précisé le ministre.
Abordant la question du suivi des patients guéris, le ministre de la Santé a expliqué que le virus Ebola peut rester présent dans le sperme jusqu’à deux ans après la guérison. Pour cette raison, les survivants continuent d’être suivis médicalement afin d’éviter tout risque de transmission à leurs partenaires.
Toutefois, il a affirmé qu’une personne guérie d’Ebola ne peut pas contracter une seconde fois le même virus.
Parmi les principales mesures de riposte recommandées par les autorités sanitaires figurent le lavage régulier des mains et l’évitement de tout contact avec les personnes contaminées ou suspectées de l’être.
Glodi Bukasa
