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PDL-145T : les Assistants administratifs et les antennes provinciales renforcés en capacité par la CFEF
Dans le souci de mieux outiller les assistants administratifs et les points focaux ( Antennes provinciales) qui seront affectés dans les provinces concernées par le programme de développement des 145 territoires « PDL-145T », la Cellule des Financements en Faveur des États Fragiles « CFEF » a organisé durant deux jours soit du 12 au 13 octobre un atelier de renforcement des capacités au centre Saint Pierre Claver de Kinshasa.
L’objectif de cette première activité du programme est de mettre à niveau les différents animateurs afin de se préparer en conséquence pour le lancement prochain des travaux mais aussi pour mieux faire le suivi et évaluation des travaux.

Le coordonnateur de la CFEF Alain Lungungu
Plusieurs points ont été inscrits à l’ordre du jour, notamment :
– Informer sur les objectifs et résultats attendus du programme;
– Informer sur les infrastructures à construire;
– Garantir la bonne exécution du projet aux niveaux des provinces et territoires;
– Garantir la transmission des informations sur l’exécution au niveau des provinces et territoires;
– Disposer des outils de communication pour informer les partenaires et les bénéficiaires des interventions exécutées par la CFEF en mettant en avant les valeurs organisationnelles…

Les assistants administratifs et financiers ainsi que les ingénieurs points focaux
Pour sa part, le Coordonnateur national de la CFEF, Alain Lungungu Kisoso se sent prêt à entamer l’étape suivante du programme car selon lui, les entreprises désignées pour l’exécution des travaux ayant déjà signé les contrats, la CFEF se trouve au dernier virage avant le lancement des travaux proprement dite par le gouvernement.
« L’activité de ce jour est une première qui consiste à former nos antennes provinciales, qui seront par la suite déployés en province et une fois sur place nous feront le lancement à la fin de ce mois d’octobre.
Par ailleurs,Les antennes ont déjà été implantées pour nous permettre de lancer officiellement le programme dans les différentes provinces », a dit le coordonnateur de la CFEF.
Et d’ajouter : « Vous n’êtes pas là pour prendre des décisions mais pour faire des Comptes rendus…, identifier les chantiers, préparer les missions avec le terme de référence ».
Pour rappelle, la CFEF devra faire construire et équiper 635 infrastructures, en raison de 360 écoles primaires, 232 centres de santé et 43 bâtiments administratifs dans les 43 territoires situés dans les 7 provinces, notamment le Kongo Central, le Kwango, le Kwilu, le Maï-Ndombe, l’Équateur, le Nord et le Sud Ubangi.
Notons que le lancement officiel du programme se fera à la fin du mois d’octobre.
Elda Along & Baby Mosha/ CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu II : sans paiement, le SYNIECO menace de boycotter les évaluations nationales
Le Syndicat des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) Nord-Kivu II a posé, dimanche, plusieurs conditions pour participer aux évaluations nationales prévues cette année, exigeant notamment le paiement urgent des frais liés à leur organisation.
Par la voix de son secrétaire provincial, Kakule Kombi Samuel, le syndicat demande au Gouvernement congolais de libérer en urgence les fonds prévus dans le budget déjà soumis par les Inspecteurs provinciaux principaux (IPP), ainsi que d’apurer la dette de 51 % restant due aux intervenants des épreuves certificatives de l’année précédente.
« Nous demandons au Président de la République de s’impliquer personnellement afin que les évaluations soient financées en urgence, conformément au projet déjà présenté. Les inspecteurs travaillent dans des conditions difficiles, parfois dans des zones reculées et insécurisées, nécessitant d’importants moyens logistiques. Personne ne peut accepter de travailler sans moyens », a déclaré Kakule Kombi Samuel.
Le SYNIECO exige également le paiement, avant le 27 avril 2026, des frais de participation des candidats aux différentes épreuves nationales.
Selon le syndicat, ces revendications font suite aux engagements non tenus par le Gouvernement lors de la session précédente. Il affirme que seuls 49 % des fonds avaient été décaissés, laissant une dette de 51 % dont certains intervenants n’ont toujours pas été payés à ce jour.
Face à cette situation, les inspecteurs préviennent qu’ils pourraient ne pas prendre part aux prochaines échéances nationales si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.
Ils annoncent, par ailleurs, une réunion d’évaluation le 27 avril prochain. En cas d’absence de réponse du Gouvernement, une marche pacifique de protestation sera organisée à Butembo, avec dépôt d’un mémorandum à la mairie.
Malgré ces tensions, le SYNIECO a salué les efforts de l’État dans la prise en charge des épreuves certificatives, notamment le Test national de sélection, d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) ainsi que l’Examen d’État, dont la hors session est prévue à partir du 4 mai 2026.
Parallèlement, l’incertitude persiste quant à la reprise effective des cours dans les écoles primaires publiques de Butembo et Beni, en dépit des appels lancés par les autorités éducatives et l’intersyndicale.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
