Connect with us

Actualité

Paul Makela : «L’émergence est possible, s’il y a bonne gouvernance…» (Interview)

Published

on

Invité du magazine « Infos 7 » sur CONGO WEB Tv, le président du parti politique « Émergence » du regroupement des Libéraux, Paul Makela, explique comment l’Afrique et la RD Congo, particulièrement, devraient construire leur modèle sociétal pour atteindre l’émergence. Celle-ci, estime-t-il, doit être acceptable des droits fondamentaux.
Au sujet de la constitution du prochain gouvernement, cet acteur politique estime que maintenant que le CACH et le FCC ont coalisé, le président peut désormais se choisir un chef du gouvernement dans CACH. Interview.

Paulette Kimputu Kimpiob: La RDC est estimée pays émergent d’ici 2035. Pour vous, l’émergence est-elle possible dans cet espace de temps ?

Paul Makela : L’émergence est un processus. C’est partir d’un point A vers le point B. Ce qui donne caractère à l’émergence, ce sont des entités qui n’existaient pas ou presque mais commencent à prendre forme. Je pense que c’est possible s’il y a la bonne gouvernance. Et ça deviendra impossible si l’on pense que l’émergence d’un pays c’est des infrastructures, les équipements, etc. mais pas des hommes. C’est pourquoi nous, dans notre parti politique, nous disons qu’il y aura émergence du Congo quand on aura l’émergence des Congolais.

P.K.K: L’Afrique en général et la RDC en particulier doivent suivre le processus des occidentaux dans l’émergence? Quand on sait que ces occidentaux nous interdisent par exemple d’exploiter le pétrole qu’on a à Virunga, la déforestation ?

P.M.: L’Occident n’est pas le modèle absolu à suivre. La progression de la société occidentale et le développement qui sont là aujourd’hui, doivent nous permettre de construire un modèle sociétal qui soit acceptable des droits et de respect fondamentaux. Les occidentaux sont passés par des guerres, des crises, etc. Nous ne sommes pas obligés de passer par là parce qu’il y a d’autre qui sont des modèles. Prenons la société occidentale là où elle se trouve aujourd’hui, faisons un effort et by passons quelques étapes et essayons de converger avec ce qu’il faut. Faisons un effort et by passons quelques étapes et essayons de converger vers ce qu’il se doit. À l’Occident, il y a d’autres besoins qui sont superflus, ils ne s’occupent pas de l’alimentation, donc des besoins primaires, certes, ils cherchent à améliorer leurs conditions de vie par rapport à la moyenne qu’ils ont. Nous nous n’avons même pas ce moyennette là.

P.K.K.: Le modèle asiatique est-il essentiel?

P.M.: le modèle asiatique est le meilleur parce que leurs décideurs ont donné beaucoup d’opportunités de travail à leurs populations pour qu’ils atteignent les résultats qu’ils ont aujourd’hui. Le problème avec nous est mental, le Congolais n’aime pas travailler, il aime gagner, il aime jouir, mais n’aime pas produire. Je suis entrepreneur et je sais de quoi je parle.

P.K.K.: Le président s’était rendu à Beni et a parlé avec la population de ce coin du pays, en l’entendre parler il reconnait indirectement la participation des forces des pays voisins qui sèment la terreur ?

P.M.: la participation dans la crise à l’est du Rwanda et de l’Ouganda n’est pas quelque chose d’aujourd’hui. Je me rappelle qu’en 1998 quand la guerre d’agression à l’Est avait commencé, j’ai accompagné M’zée à l’Est et même ici à Kinshasa on a assisté à ces terreurs. Aujourd’hui, 18 ans après, ça dure encore. Donc, nous avons un souci à l’Est suite à la présence de ces forces négatives, il y a des milices qui se sont créés, le coltan pillé passent par Kigali ou Kampala. Donc, il y a tout un système d’un côté les pillages avec le soutien des puissances internationales et de l’autre côté, des Congolais, des politiques, des acteurs et des milices. Avec cette déclaration du président, il a toutes les cartes pour se faire un bon président et surtout qu’il communique.

Autre chose: quand le président pointe du doigt ce qui fait mal, donc les pilleurs et leurs complices, je le vois courageux. Mais il doit passer à l’action, au lieu des promesses.

P.K.K.: L’État islamiste a dernièrement revendiqué l’attaque à la frontière de la RDC et l’Ouganda. Comment vous trouvez ça, s’agit-il d’une menace ou simplement d’une autre armée?

P.M.: Je ne crois pas qu’il soit l’État islamiste en soi. Je crois que c’est la fraction du genre Boko Haram et autres. Donc tous ces islamistes qui font allégeance à l’État islamiste. Mais la question reste à savoir s’il y a un enjeu sociétal religieux ou économique ? Bon malgré la revendication, je trouve que ça tire une sonnette d’alarme et nous devons être attentifs.

P.K.K.: Kabila est parti est-ce que le système est aussi parti?

P.M.: Le système résiste. Comme en Algérie, nous devons maintenir la pression sur ces acteurs. Bien-sûr que la constitution est là, le gouvernement devrait être composé des partis ou regroupements qui sont présents au parlement. Je crois que le chef de l’État doit se laisser une marge pour avoir d’autres acteurs qui ne sont pas de CACH ni du FCC mais qui ont des valeurs.

P.K.K. : Est-ce qu’il a cette marge-là ??

P.M.: Oui, il en a. Le système qui est là maintenant est un système de prédation. Je crois qu’il a l’aide de la population. Le président a la largesse de sortir de son aquarium, et d’aller pêcher ailleurs. Je trouve malséant la gué guerre autour du nom du premier ministre, les propos de certains membres du FCC. Il faut que l’on redonne de la morale à notre politique.

P.K.K.: Le premier ministre doit être issu en dehors de mariage CACH/FCC ?

P.M.: Bien sûr, mais la constitution dit que le président nomme le premier ministre au sein de la majorité parlementaire et maintenant on sait que le CACH et le FCC ont coalisé et le président peut se choisir un chef du gouvernement dans CACH et ça ne peut pas poser problème.

P.K.K.: Merci beaucoup Paul Makela d’avoir répondu à notre invitation.

Interview réalisée par Paulette Kimuntu et retranscrite par Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Actualité

Circulation à Kinshasa : 3 000 agents déployés dans 60 carrefours pour renforcer la discipline routière dès le 26 janvier

Published

on

Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a annoncé une série de mesures strictes visant à lutter contre l’incivisme routier, responsable de nombreux embouteillages et accidents dans la capitale congolaise.

 

Lors d’une communication faite le lundi 19 janvier, l’autorité urbaine a affirmé sa volonté d’agir avec « fermeté et responsabilité » afin de restaurer l’ordre sur les routes et de protéger la vie des usagers.

 

À partir du lundi 26 janvier, une mission mixte permanente de 3 000 agents sera déployée dans la ville. Cette équipe regroupera des éléments de :

  • la Police nationale congolaise (PNC),
  • la Division urbaine des Transports,
  • la Brigade spéciale de protection de l’environnement,
  • la Régie des fourrières et du contrôle technique.

Ces agents seront positionnés dans 60 carrefours stratégiques, ainsi que sur plusieurs axes routiers jugés sensibles ou particulièrement congestionnés.

Selon le gouverneur, leur mission consistera à :

  • faire respecter la loi et les règlements en vigueur,
  • fluidifier la circulation routière,
  • garantir la sécurité des usagers.

« Désormais, le respect du Code de la route n’est plus une option, mais une obligation », a-t-il martelé.

Les contrôles annoncés porteront notamment sur l’exigence stricte des documents réglementaires. Les agents devront vérifier :

  • le permis de conduire,
  • le certificat de contrôle technique valide,
  • la vignette,
  • l’assurance,
  • l’autorisation de transport,
  • le respect de la grille tarifaire dans les transports en commun.

À travers ces mesures, le gouvernement urbain entend répondre aux plaintes récurrentes des Kinois face au désordre routier, aux embouteillages chroniques et aux comportements à risque observés chez certains conducteurs.

Dorcas Ntumba

Continue Reading