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Diplomatie

Pas de célébration de la journée internationale de la francophonie le 20 mars en RDC

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Ce lundi 18 mars, la République Démocratique du Congo a déclaré qu’elle ne prévoit aucune célébration officielle pour la Journée internationale de la Francophonie, prévue ce 20 mars 2024, en raison de la situation difficile que le pays traverse dans sa partie Est avec les conflits armées qui impliquent le Rwanda.

« Le cœur n’est donc pas à la fête mais c’est l’occasion de jeter un regard critique sur l’appartenance de la RDC à la communauté francophone, sur le rôle qu’elle peut jouer au sein des instances de la Francophonie, sur les bénéfices que la RDC peut en tirer, sur la Francophonie comme instrument au service des intérêts stratégiques de la RDC, sur la Francophonie comme espace de concertation, de dialogue politique et de solidarité internationale, sur la communauté francophone comme espace linguistique de coopération économique et culturelle », a déclaré le Délégué Général à la Francophonie de la RDC, M. MABIALA Ma-Umba._

Il sied de rappeler que cette journée qui a pour thème cette année : « Créer, innover, entreprendre en français », tombe à un moment difficile pour la République Démocratique du Congo, qui à ce jour, est confrontée aux atrocités destructrices vécues dans sa partie Est, suite à l’état de guerre orchestré par des groupes armés et où le Rwanda est impliqué.

Monica Bubanji/CONGOPROFOND.NET

Actualité

Génocide des Tatars de Crimée : L’Ukraine appelle le monde à ne jamais oublier

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À l’occasion de la Journée de mémoire des victimes du génocide du peuple tatar de Crimée, l’ambassadeur de l’Ukraine en RD Congo a rappelé les souffrances endurées par des centaines de milliers de Tatars déportés par le régime stalinien en mai 1944. Dans un message empreint de mémoire et de vigilance, Vasyl Hamianin souligne que cette tragédie demeure un symbole des crimes du totalitarisme et un avertissement contre l’indifférence face aux violations des droits humains.

Le monde civilisé commémore aujourd’hui la Journée de mémoire des victimes du génocide du peuple tatar de Crimée. C’est le 18 mai 1944, sur ordre de Joseph Staline, qu’a débuté la déportation massive des Tatars de Crimée hors de leur péninsule natale.

En l’espace de deux jours, plus de 165.000 personnes avaient déjà été arrachées à leurs foyers. Au total, 47.885 familles, soit 193.865 personnes ( dont plus de 92.000 enfants de moins de 16 ans ) furent envoyées de force vers des régions reculées d’Asie centrale. Les familles ne disposaient que de quelques minutes pour se préparer avant d’être entassées dans des wagons de marchandises inadaptés au transport humain, sans nourriture suffisante, sans eau ni assistance médicale.

Pour beaucoup, ce voyage fut fatal. Des milliers de Tatars de Crimée périrent durant le transfert forcé, tandis que d’autres moururent dans les premières années d’exil, victimes de la faim, des maladies et de conditions de vie inhumaines.

Selon le message de l’ambassadeur, cette déportation constituait une opération punitive planifiée visant à détruire un peuple en tant que communauté autochtone, en le privant de sa terre, de sa culture, de sa langue et de son identité.

 

Pendant des décennies, les Tatars de Crimée ont vécu sous surveillance du régime soviétique, sans droit de retour sur leur terre d’origine, tandis que leur tragédie restait réduite au silence.

Malgré l’exil et les répressions, le peuple tatar de Crimée n’a jamais cessé de lutter pour son retour et pour la préservation de son identité. Le retour massif vers la Crimée n’a véritablement commencé qu’à la fin des années 1980, avant que l’Ukraine indépendante ne permette enfin une reconnaissance publique de cette tragédie historique.

Pour l’ambassadeur ukrainien, cette commémoration dépasse le simple devoir de mémoire. Elle représente un avertissement universel contre les crimes du totalitarisme et rappelle que l’indifférence face aux souffrances humaines peut conduire aux pires tragédies.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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