Diplomatie
Paris : Guy Loando active des partenariats pour accélérer la mise en place de l’Académie parlementaire de la RDC
Le ministre d’État en charge des Relations avec le Parlement, Guy Loando Mboyo, a multiplié des rencontres stratégiques à Paris afin de consolider les partenariats autour de la future Académie parlementaire de la RDC. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de modernisation de l’action publique impulsée par le président de la République, Félix Tshisekedi, avec pour objectif de renforcer les compétences des élus et des personnels des institutions parlementaires congolaises.

Au Sénat français, un appui institutionnel pour renforcer les capacités parlementaires
Le 27 février 2026, le ministre d’État a été reçu au Sénat français où il a échangé avec les responsables de l’Institut du Sénat, notamment Romain Godet. Les discussions ont porté sur les mécanismes d’accompagnement de l’Académie parlementaire de la RDC, une structure appelée à jouer un rôle clé dans la formation des députés, des sénateurs et des cadres administratifs du Parlement congolais.

Le 28 février, Guy Loando Mboyo a poursuivi ses consultations en rencontrant le député français Bruno Fuchs, Président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, ainsi que le Professeur Émile Ngoy Kasongo, Ambassadeur de la République démocratique du Congo en France et Représentant permanent de la RDC auprès de l’UNESCO. Les échanges ont exploré les perspectives de coopération en matière de formation parlementaire, notamment à travers des programmes d’échanges d’expertise et de partage de bonnes pratiques entre institutions.

Le 4 mars, à l’UNESCO, le ministre d’État a également discuté avec Gabriela Mariya, en présence de l’ambassadeur de la RDC en France, Émile Ngoy Kasongo. Les discussions ont porté sur l’appui de l’organisation dans la conception de modules de formation innovants, incluant l’intelligence artificielle et la communication digitale, des domaines jugés essentiels pour moderniser le travail parlementaire en République démocratique du Congo.
Exaucé Kaya
Actualité
A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
