Actualité
Papy Tamba à Fify Masuka (vice-gouverneure du Lualaba) : » J’accuse la haine ! »
Lettre ouverte à Fify MASUKA, Vice-gouverneure de la province du Lualaba
Madame la Vice-gouverneure,
Je voudrais dès l’abord rappeler à votre conscience de maman que le Gouverneur Richard MUYEJ est parti en Afrique du Sud pour des raisons de santé. Si toutefois vous doutez de cela, vous pouvez prendre des renseignements utiles à ce sujet auprès des autorités de Kinshasa, qui ont signé son autorisation de sortie pour cette fin. En tant que mère, êtes-vous à l’aise dans le rôle que l’on vous attribue par une certaine opinion qui vous présente comme étant l’instigatrice des mouvements anti-MUYEJ qui se distinguent par des sorties médiatiques ubuesques sur fond de haine inutile contre ce dernier ?
Madame la Vice-gouverneure,
Je vous ai connue comme commissaire spéciale, nommée par ordonnance présidentielle du 29 octobre 2015. Quand était arrivé le moment des élections, vous étiez COLISTIÈRE du candidat gouverneur Richard MUYEJ.
Ceci dit, vous n’aviez défendu aucun programme devant l’assemblée provinciale du Lualaba, comme aussi vous n’aviez jamais été en avant plan devant les Lualabais qui, à travers leurs députés provinciaux, ont voté pour un ticket où vous n’étiez que COLISTIÈRE. Il me paraît important de le rappeler ici. Surtout que vous ne devriez visiblement pas l’ignorer. Dire que vous n’aviez pas affronté les affres d’une campagne électorale pour occuper votre poste n’est pas une insulte. C’est plutôt une vérité qui devrait vous interpeller, car dans le rang de ceux qui semblent épouser votre cause; une cause que du reste j’ai du mal à comprendre, il ne peut pas manquer des gens qui convoitent aussi votre propre fauteuil. Même si vous devriez le savoir mieux que moi, je me fais le devoir de vous le rappeler.
Madame la Vice-gouverneure,
On ne devient gouverneur d’une province que par les élections. C’est ce que dit notre constitution. Même l’intérim en cas de déchéance d’un gouverneur ne peut pas excéder un certain délai. Je crois que ce discours mérite d’être dit et clarifié pour limiter les ardeurs de ceux qui vous présentent déjà comme tel dans les réseaux sociaux. Ce ne sont pas les attaques en dessous de la ceinture sur un gouverneur malade qui consacrent sa succession. Que cela fasse son chemin dans les esprits de tous ceux qui espèrent à une telle incohérence institutionnelle et ils sauraient comment se taire désormais.
Sur l’IGF et ses conclusions
Ce qui étonne à ce sujet, c’est que sur la toile pillulent des analyses infondées, dont certaines sont même présentées comme des certitudes. À l’absence du gouverneur, je pense que la responsabilité de calmer les esprits à ce sujet vous incombe. En votre qualité ad intérim du gouverneur, vous pouvez tout simplement demander à l’opinion de ne pas se mêler les pinceaux : *AUCUNE CONCLUSION DE CETTE STRUCTURE NE TIENT EN DEHORS DE TOUTE CONFRONTATION ET VOUS LE SAVEZ. UNE RAISON DE PLUS POUR FIXER L’OPINION*. Sauf si vous avez intérêt que le nom du gouverneur soit sali pour des intentions inavouées. Mais d’ores et déjà, vous savez que toutes ces attaques sont inutiles et improductives.
Sur la transformation et le développement de la province du Lualaba
Trouverons-nous encore à dire à ce sujet? Peut-on parler d’un seul secteur de développement oublié dans cette province sous la conduite de Richard MUYEJ? Toutefois, les congolais qui me lisent savent que je ne mentirais pas, si je disais que le Lualaba est devenu un modèle de développement à la base et par la base.
D’ailleurs, vous êtes vous-même témoin de cette transformation et votre apport n’est pas à écarter non plus. Saboter les efforts entrepris par votre propre administration ne devrait pas être accepté par vous. Sauf si, encore une fois, vous pensez la capitaliser à votre guise…
Madame la Vice-gouverneure,
Sur les attaques contre le gouverneur Richard MUYEJ, je ne défend aucune logique contraire, mais j’accuse! Oui, j’accuse, disait le grand ZOLA dans l’affaire Dreyfus.
J’accuse l’ignorance, j’accuse la manipulation, j’accuse les menteurs et les mensonges. J’accuse l’ingratitude, j’accuse la haine. Comment d’ailleurs s’y prendre autrement?
Des jeunes sont envoyés en masse dans les médias et dans les réseaux sociaux sans aucune expertise pour parler des affaires de l’Etat. Ignorent-ils que dans les fonds alloués à une province, il faut prendre en compte les frais de fonctionnement de l’assemblée provinciale ainsi que les émoluments des députés provinciaux et leurs charges sociales ? Ignorent-ils que cet exercice est à reporter aussi sur le gouvernement provincial ainsi que sur les frais connexes ?
Malgré-moi me vient à l’esprit cette pensée de Karl MARX: « L’ignorance apportera encore beaucoup de maux à l’humanité ». Ils feraient mieux de prendre d’abord des bons renseignements, avant d’étaler leur ignorance ainsi que la haine de leurs commanditaires en public.
De grâce, madame la Vice-gouverneure, je vous prie de vous dissocier de ces pollueurs des réseaux sociaux qui n’ont que la haine et l’ignorance à la place de leurs cerveaux. Ils n’ont pas le droit de vous descendre dans l’arène des politicailleurs qui ont besoin d’apprendre le basic de la gestion des affaires de l’Etat. Le faire vous honorera et je pourrais aider à la diffusion d’un tel communiqué.
Pour finir, je précise à votre attention que je vous ai saisi sous forme de lettre ouverte, juste pour permettre à ceux qui distillent des fausses informations dans les réseaux sociaux sur le gouverneur Richard MUYEJ de ne pas associer votre nom dans leurs sales besognes. Elle (cette lettre ouverte) a donc une valeur pédagogique, mais aussi…interpellatrice.
Ce message vient tout droit du Paradis.
L’archange Papy TAMBA,
Le Papy le plus célèbre de la RDC
Politique
DPS Kwango : Jean Dilonga affirme avoir refusé des tentatives de corruption liées à un dossier de détournement
Le dossier de détournement et malversations au sein de la Division provinciale de la Santé qui a secoué notamment des responsables des Programmes spécialisés de santé publique a risqué de s’enterrer et d’être classé « sans suite ». Cette situation est monnaie courante au Kwango, où certains médecins érigés en chefs coutumiers à la tête de certains programmes ont eu l’habitude de corrompre les autorités pour garder les postes et même monter en grade au grand dam des faits parfois tangibles.
Les gris-gris de Kimafu n’ont pas fonctionné cette fois
Quatre médecins chefs de programmes ont été mis en cause : Dr Deo Lulengwa, coordonnateur du Programme National pour la santé sexuelle et de la reproduction (PNSR), est accusé d’avoir détourné une importante somme d’argent et des matériels (ordinateurs, médicaments, etc). Il a détourné 19.000 ampoules de Carbétocine, une molécule destinée aux femmes. Dr Lulengwa, en lieu et place d’utiliser le médicament dans le cadre du programme, a choisi de le vendre et se faire de l’argent.
Il n’a organisé aucune activité de supervision des activités de son programme alors qu’il est financé par les partenaires ; Dr Serge Kandi (coordonnateur provincial du Programme National de Lutte contre les Maladies Tropicales Négligées à Chimiothérapie Préventive MTN-CTP) a été audité autour d’une fuite d’information sur l’utilisation des fonds du partenaire End-Fund Ufar.
L’audit a donc révélé un vol de 18.000 $ destinés à la formation de formateurs ; Dr Théo Kulonda (coordinateur du Programme National de Transfusion Sanguine, PNTS) est reproché de mégestion et de détournement des fonds. Selon l’inspecteur provincial de la santé, son programme ne fonctionne pas. Il est inexistant. Pas d’activités, il s’est transformé en commerçant des poches de sang et se fait du fric.
Il y a aussi Dr Abbé Marc Lukanzu, médecin et prêtre du diocèse de Kenge qui a reçu la charge de conduire la coordination provinciale du programme national de santé de l’adolescent (PNSA). Il lui est reproché des erreurs minimes d’administration. Il a été recadré et orienté. Il reste le seul jugé clean parmi les médecins audités.
Dr Lulengwa, Kandi et Kulonda ont écopé d’une suspension et sommés de restituer les sommes et les matériels détournés avant d’espérer la réintégration. Les autorités provinciales sont déterminées à piocher jusqu’au dernier voleur de la DPS pour éradiquer le mal dans la système de santé au Kwango dont la qualité de soins de santé ne bouge jamais d’un iota malgré l’implication des pouvoirs publics et des partenaires techniques et financiers, à cause des détournements protégés des complices et des marabouts. C’est un empire qui s’effondre !
Selon des informations à notre possession, les médecins visés par l’audit de l’inspection provinciale de la santé du Kwango sont revenus à la charge. Des sommes d’argent ont circulé pour convaincre certaines autorités à taire le dossier. Le chef de l’Inspection provinciale de la santé du Kwango, M. Jean Dilonga, a confié à CONGOPROFOND.NET que certaines personnes l’ont contacté avec des enveloppes à la clé pour obtenir l’enterrement du dossier.
« J’ai refusé tous les avantages en nature comme en argent qui m’ont été présentés par ces médecins qui sont venus me corrompre », a-t-il dit. M. Dilonga a révélé qu’il a été plusieurs fois contacté au téléphone et reçu des visites à sa résidence pour effacer le dossier.
« L’impunité ne régnera pas toujours », a-t-il pensé, renvoyant « les corrupteurs les mains vides. » En l’en croire, il faut que cet empire de voleurs s’effondre.
Émile Yimbu
