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Papa Wemba, 9 ans déjà : la rumba n’a pas oublié son icône

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Le monde musical se souvient de Jules Shungu Wembadio, connu sous le nom de Papa Wemba, icône de la rumba congolaise et roi de la sape.

Il nous a quittés le 24 avril 2016 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, victime d’un malaise cardiaque, à l’âge de 66 ans. Il se produisait alors sur scène lors de la 9e édition du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA).

On dit que l’artiste ne meurt jamais : les souvenirs de Papa Wemba restent vivants. Sa musique continue de toucher les cœurs, même chez la jeune génération.

Ce géant de la musique congolaise et mondiale a laissé un héritage de haute facture, dont son groupe musical, Viva La Musica. Contre vents et marées, celui-ci survit encore aujourd’hui.

En outre, certains anciens de Viva La Musica ont créé un autre groupe dénommé Bana Viva, pour pérenniser l’œuvre de Papa Wemba. Même si cette nouvelle formation, composée de talentueux chanteurs ayant évolué aux côtés du Maître d’école dans Nouvelle Écriture, existe, tout n’est pas en odeur de sainteté. Ce groupe, qui a déjà deux ans, compte parmi ses membres Bendo Son, Pathy Patcheco, Pompon Miyake, Antonio Sampaio et Apocalypse.

Papa Wemba, une des icônes de la musique congolaise, est né dans la région du fleuve Kasaï en 1949, le 14 juin, avant de quitter cette région très jeune pour rejoindre Kinshasa. Il fut cofondateur de Zaïko Langa Langa, qu’il quitta en 1974 pour fonder Isifi Lokolé, puis Yoka Lokolé. En 1977, Le Grand Mayas fonda Viva La Musica avec une touche personnelle : l’utilisation du lokolé et la décision d’adopter, avec ses musiciens, un look impeccable, ce qui a conduit à la création de la Société des Ambianceurs et des Personnes d’Élégance (SAPE), à laquelle se rallieront les jeunes Congolais du monde entier.

Cedrick Sadiki Mbala

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A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux

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La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.

Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.

Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.

Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.

Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.

Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.

 

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