Mine
PanAfGeo+ Invest : le DG du SGN-C, Raoul Wazenga, au cœur de la modernisation géoscientifique de la RDC
La République démocratique du Congo, à travers le Service Géologique National du Congo, s’affirme comme un acteur clé de la coopération géoscientifique Afrique-Europe à l’occasion du lancement du programme PanAfGeo+ Invest, organisé du 17 allant jusqu’au 20 mars 2026 à Pullman Grand Hôtel de Kinshasa. Cet événement, placé sous le haut patronage du ministre des Mines Louis Watum Kabamba, marque une avancée majeure dans la stratégie de valorisation du potentiel minier congolais.
Au centre de ces assises, le Directeur général du Service Géologique National du Congo, Raoul Wazenga Vitima, a activement pris part aux travaux, notamment à travers un panel stratégique consacré au potentiel géologique de la RDC. Dans son intervention, il a insisté sur le rôle central de la donnée géoscientifique, qualifiée de levier diplomatique et économique incontournable. « La richesse de notre sous-sol n’est un levier de développement que si elle est appuyée par une connaissance scientifique rigoureuse », a-t-il déclaré, mettant en avant la nécessité de produire des données fiables pour orienter les politiques publiques et attirer des investissements responsables.

Cette dynamique s’inscrit dans le cadre d’un partenariat renforcé entre la RDC, l’Union européenne et le BRGM, visant à moderniser la connaissance du sous-sol congolais. Le programme prévoit notamment la mise en œuvre du « Country Window RDC », dont la phase opérationnelle débute les 19 et 20 mars, avec des activités axées sur la cartographie de précision, les travaux de terrain et la modernisation des laboratoires.
Parallèlement, un projet structurant de digitalisation des données géoscientifiques a été présenté. Ce chantier, soutenu par des partenaires internationaux, vise à numériser l’ensemble des archives disponibles, notamment celles conservées au Musée royal et dans les institutions académiques. L’objectif est de faciliter l’accès aux données, tout en assurant leur conservation et leur exploitation à des fins scientifiques et économiques. Un financement additionnel a été mobilisé pour étendre ce processus à l’échelle nationale.

À travers ces initiatives, le Service Géologique National du Congo réaffirme son rôle de moteur technique dans la transformation du secteur minier congolais. La signature attendue des termes de référence entre la RDC et l’Union européenne vient consolider cette ambition : faire de la connaissance du sous-sol un pilier de la souveraineté minérale, de la transparence et du développement durable du pays.
Dorcas Mwavita