Santé
Paludisme : Une conférence mondiale 2025 entre engagement et espoir
La conférence annuelle 2025 sur le paludisme, organisée par la Coalition de la Société Civile pour l’Élimination du Paludisme (CS4ME), s’est tenue en ligne via Zoom. Elle a rassemblé un large éventail d’acteurs : experts, représentants de la société civile, partenaires techniques, journalistes et décideurs politiques. Tous unis par une même urgence : intensifier la lutte contre cette maladie évitable qui tue encore des centaines de milliers de personnes chaque année.
Olivia Ngou, fondatrice d’Impact Santé Afrique et cofondatrice de CS4ME, a ouvert la rencontre en appelant à un renouvellement fort des engagements. Elle a rappelé que le combat contre le paludisme nécessite des ressources accrues, de l’innovation et une implication durable des communautés.
CS4ME, réseau international fort de près de 900 membres répartis dans 48 pays, joue un rôle central dans cette dynamique. L’un des intervenants a rappelé avec fermeté qu’il est inadmissible que cette maladie continue de faire autant de victimes, alors qu’elle est à la fois connue et évitable. Le réseau s’attache à renforcer les capacités locales et à faire entendre la voix des communautés les plus touchées.
La participation active d’organisations congolaises a été particulièrement remarquée. La République démocratique du Congo, l’un des pays les plus affectés au monde par le paludisme, incarne l’urgente nécessité d’une mobilisation massive et coordonnée. Leur présence a mis en lumière la volonté des acteurs locaux de prendre toute leur place dans cette bataille pour la vie.
La conférence 2025 a ainsi permis de raviver les consciences, de fédérer les énergies et d’amplifier un message simple mais essentiel : éliminer le paludisme est possible, à condition que l’engagement soit collectif, constant et résolu.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
