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Paix-Sécurité Afrique Centrale : Ouverture à Brazzaville de la 54ème réunion de l’UNSAC

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La 54e réunion des experts du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC) a été officiellement ouverte vendredi 13 janvier 2023 à Brazzaville par M. Lasconi Moungui Medi, Chef des Organes politiques et juridiques des Nations Unies au Ministère des Relations extérieures du Cameroun, pays assurant la Présidence tournante dudit Comité. Il a saisi cette occasion pour en rappeler le contexte et les enjeux, soulignant l’urgence d’approfondir « les réflexions visant à trouver des solutions adéquates aux facteurs d’instabilité » qui préoccupent les Etats membres. Outre les « menaces sécuritaires classiques […] à l’instar de la circulation incontrôlée des armes légères et de petit calibre [et] le grand banditisme », il a évoqué la question de la transhumance, la piraterie maritime dans le golfe de Guinée, les crises migratoires, les changements climatiques, le terrorisme et l’extrémisme violent aux « conséquences drastiques notamment pour les femmes et les enfants ».

Il a également attiré l’attention sur les problématiques plus récentes, en insistant sur « la prolifération des discours de haine amplifiés par l’usage pernicieux des réseaux sociaux ».

Le rapport du bureau sortant a permis d’apprécier les efforts déployés pour faire face à ces défis. En ce qui concerne particulièrement les discours de haine, M. Lasconi Moungui Medi a mis en relief l’importance du projet de stratégie régionale pour la prévention et la lutte contre ce phénomène en Afrique centrale adopté lors d’un Forum inclusif à Kinshasa le 24 juin 2022. Le Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, M. André Poh, a souligné la nécessité de prendre des mesures en vue de sa mise en œuvre.

Dans son discours de circonstance, il a aussi salué la participation des uns et des autres à la 54e session du Comité. Il a noté que leur présence traduit la volonté et l’engagement des Etats membres qui « travaillent inlassablement et de façon quotidienne, à la résolution des problèmes qui se posent à [la] sous-région ». Le Congo, qui préside désormais la réunion du Comité des experts, a par ailleurs rappelé l’importance du dialogue et de la négociation dans la recherche des solutions durables aux défis qui interpellent les pays d’Afrique centrale.

La phase protocolaire a été suivie par les discussions sur la revue géopolitique et sécuritaire présentée par la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

En dehors du pays hôte (Congo), l’Angola, le Burundi, le Cameroun, le Gabon, la Guinée Equatoriale, la République Centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Rwanda, Sao Tomé et Principe, et le Tchad prennent part aux travaux de Brazzaville ainsi que les fonctionnaires du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA). Plusieurs organisations régionales et internationales, y compris des entités onusiennes, y participent comme observateurs.

La réunion des experts s’achève le 15 janvier. Elle sera suivie le 16 janvier par le segment ministériel. Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale et Chef de l’UNOCA, M. Abdou Abarry, prendra part à cette session. Il est arrivé à Brazzaville le 13 janvier. En marge des travaux, il sera reçu par les hautes autorités du pays.

C’est la troisième fois que le Congo accueille une réunion de l’UNSAC depuis que l’UNOCA en assure le Secrétariat (2011). Il avait déjà abrité les 35e (en même temps que le 20e anniversaire du Comité) et 46e sessions, respectivement du 3 au 7 décembre 2012 et du 29 mai au 1er juin 2018.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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