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Paix à Beni : La 1ère piste de solution est la transformation du cœur de l’homme (Evêques CENCO et CEAC)

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 » La première solution à la problématique de la paix à Beni, reste le cœur de l’homme. Tant que le cœur de l’homme n’est pas encore transformé, la paix ne reviendra pas dans la région du Nord-Kivu en général et Beni en particulier ». C’est ce qu’a dit Monseigneur Marcel Madila ce mardi 26 janvier de passage à Goma avant de rentrer à Kinshasa. Il est à la tête d’une forte délégation des évêques membres de la Conférence Episcopale de l’Afrique Centrale (CEAC) et de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENGO).

Selon ce prélat catholique, ils ont écouté les peuples meurtris de Beni-Lubero et leur ont parlé en cœur ouvert. Monsigneur Marcel Madila annonce qu’ils vont faire un plaidoyer auprès des autorités compétentes pour que la paix revienne dans cette partie de la RDC.

« Ce que nous avons fait sur terrain, c’est d’abord écouter. Nous écoutons les gens, nous essayons de comprendre. On ne peut pas comprendre tout, tout de suite. Nous avons besoin d’un peu de recul, voire analyser tout ce que nous avons entendu pour certainement publier un memo qui sera certainement mis à la place publique. Mais la chose la plus importante à retenir, c’est que les gens ont ouvert leurs cœurs pour nous, nous les avons écouté et nous avons pris beaucoup de temps. (…). Nous les avons écouté et ils nous ont donné des éléments pour que nous puissions comprendre la situation et probablement faire un plaidoyer auprès de ceux qui sont chargés de rétablir la paix dans cette région. La première piste des solutions reste toujours le cœur de l’homme. Tant que le cœur de l’homme fait le mal, pas de paix. La paix se construit à partir du cœur. Si le cœur est transformé, c’est le message des évêques. Les évêques s’adressent à l’homme, s’adressent au cœur, nous sommes des pasteurs. L’Evangile guérit le cœur et quand le cœur est guéri, nous pouvons espérer que la paix reviendra. Les autres pistes des solutions ne relèvent pas de notre compétence », a indiqué ce pasteur de l’Eglise catholique.

Pour rappel, c’est depuis le 15 janvier que la délégation des évêques de la CENCO et de la CEAC se journent au Nord-Kivu. Leur mission était de compatir et de réconforter la population de cette province, victime de l’insécurité. Cette même mission les avait conduit à Bunia en Ituri.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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