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Ouverture des IXe Jeux de la Francophonie : Un spectacle féerique à Kinshasa pour célébrer la diversité et l’histoire du Congo
Au cœur vibrant de Kinshasa, les IXe Jeux de la Francophonie ont ouvert leurs portes sur fond d’un spectacle haut en couleur, tissant un lien envoûtant entre les divers tableaux qui ont captivé l’attention des 80 000 spectateurs présents.
C’est ainsi que s’ouvrit le rideau sur le premier tableau, où l’artiste Barbara, tout un symbole de métissage de par ses origines, fit résonner sa voix puissante en interprétant avec émotion la chanson « LEVE-TOI ». Ses mots inspirants, tel un appel à l’unité, annonçaient l’envol d’une soirée enchanteresse.
Du lever de rideau, nous fûmes plongés dans le deuxième tableau, une véritable célébration de la richesse culturelle du Congo. Plus de 450 tribus se sont réunies sur scène, déployant leur héritage unique dans une danse harmonieuse, symbole vivant de la diversité qui anime cette terre congolaise.
Tel un kaléidoscope, le troisième tableau fit surgir la splendeur de la faune et la flore congolaise. La majesté de la nature se confondit avec l’expression artistique, émerveillant les spectateurs devant cette union magique entre l’homme et la nature.
C’est au cœur du quatrième tableau que la scène s’illumina d’une lueur d’innovation. Une femme congolaise créa une merveille de technologie : un robot au bon milieu de la scène, symbole de l’entreprenariat audacieux et de l’esprit novateur de ce peuple.
De la modernité du quatrième tableau, nous fûmes transportés dans les rues chaudes et mouvementées de Kinshasa lors du cinquième tableau. La scène s’anime alors aux couleurs vives des sapeurs, ces élégants dandys qui expriment avec passion leur amour pour le « Kitendi », une véritable religion à Kinshasa, dont le quartier Matonge est le fief et le temple.
Une brève parenthèse dans le temps, le sixième tableau projeta des images émouvantes du « Rumble in the jungle », le combat légendaire de Muhammad Ali face au colosse Georges Foreman à Kinshasa en 1974. Le public se retrouva instantanément plongé dans l’histoire riche et tragique de cette ville.
Puis, le septième tableau se dévoila sous un angle original : un orchestre jouant avec des instruments de la récupération et portant des costumes réalisés à partir de matériaux recyclés. Un appel vibrant à la préservation de l’environnement, laissant transparaître une conscience écologique profondément ancrée dans la culture congolaise.
C’est dans une ambiance festive que le huitième tableau s’ouvrit avec l’artiste Bill Clinton dans un bal en dansant au son du ndombolo pur, mettant en évidence la capacité de la Francophonie à rassembler les peuples.
Enfin, dans une apothéose musicale, le neuvième tableau mit en scène Fally Ipupa, qui exécuta la rumba avec une passion débordante. Les rythmes entraînants firent danser le public, unissant les cœurs dans un élan de joie et de partage.
Ainsi, telle une mosaïque culturelle, cette soirée d’ouverture des IXe Jeux de la Francophonie à Kinshasa fut bien plus qu’un simple spectacle : elle fut une véritable odyssée émotionnelle. Chaque tableau a offert un éclat unique à l’ensemble, tissant un fil invisible entre les différentes facettes de cette terre riche en histoire, en traditions, en créativité et en harmonie avec la nature. Une soirée qui restera à jamais gravée dans les mémoires, comme un témoignage vibrant de l’âme et de la grandeur du Congo-Kinshasa.
FRANCK TATU/CONGOPROFOND.NET