Actualité
Ouverture de la session ordinaire de mars à l’assemblée provinciale du Kasaï-oriental
La session ordinaire de mars 2025 a été officiellement ouverte lundi 31 mars 2025, à l’Assemblée provinciale du Kasaï-Oriental. La cérémonie s’est déroulée dans la salle des plénières en présence de plusieurs autorités locales, dont le gouverneur de province et quelques membres de son gouvernement. L’événement a été présidé par Willy Muya Mukendi, président de l’Assemblée provinciale.
Dans son discours d’ouverture, le président de l’organe délibérant a précisé que cette session sera principalement consacrée au contrôle parlementaire, un mécanisme destiné à assurer une gestion rigoureuse des affaires publiques. Il a tenu à rassurer que ce contrôle ne doit pas être perçu comme une « chasse à l’homme », mais plutôt comme un outil permettant à l’organe délibérant de jouer pleinement son rôle conformément aux lois en vigueur et à l’édit budgétaire de l’exercice en cours.
Évoquant les tensions apparues lors des vacances parlementaires concernant la subvention de trois millions de dollars américains accordée par le gouvernement central à l’autorité provinciale, le président de l’Assemblée a estimé qu’il n’y avait pas matière à inquiétude. Il a invité les élus provinciaux à mener leurs travaux dans un esprit de responsabilité et de transparence.
Parmi les dossiers prioritaires de cette session figurent l’élaboration du budget de l’Assemblée provinciale, la présentation des rapports des vacances parlementaires et l’examen des arriérés parlementaires de septembre.
Enfin, Willy Muya Mukendi a exhorté les députés provinciaux à adopter une approche proactive afin d’assurer un suivi rigoureux de l’exécution des recommandations issues des rapports parlementaires par l’exécutif provincial. Il a insisté sur la nécessité de sortir des pratiques habituelles pour améliorer la gouvernance locale et répondre aux attentes de la population.
Avec cette session, l’Assemblée provinciale du Kasaï-Oriental entend renforcer son rôle de contrôle et de régulation pour une gestion efficace des ressources publiques.
Félix Ilunga/CongoProfond.net
Politique
« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain
S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.
1. Satisfaction de la C64
Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».
2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »
Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »
3. Prochaine étape : jeudi 4 juin
La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.
Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.
Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?
Blaise ABITA
