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Ouganda : une jeune femme condamnée à six ans de prison pour avoir refusé d’épouser son bienfaiteur

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En Ouganda, une affaire judiciaire secoue l’opinion publique et interroge sur les limites de l’autonomie féminine face aux accords informels. Fortunate Kyarikunda, une jeune femme récemment diplômée, a été condamnée à six ans de prison par le tribunal de district de Rukungiri pour avoir rompu une promesse de mariage. Tout commence en 2015, lorsque celle-ci entame une relation avec un homme d’affaires local.

En 2018, les deux parties conviennent d’un accord formel : en échange de la prise en charge complète de ses frais d’études, la jeune femme s’engage à épouser son bienfaiteur. Pendant près de onze ans, l’homme a ainsi financé son éducation, jusqu’à l’obtention de son diplôme en 2026. C’est à ce moment-là que Fortunate Kyarikunda décide de se rétracter, refusant de contracter le mariage autrefois convenu.

Devant ce revirement, l’homme d’affaires a saisi la justice, présentant des preuves jugées “irréfutables” par le tribunal : témoignages, documents écrits et preuves financières attestant de la durée et de la nature de l’engagement. Les juges ont considéré que la jeune femme avait sciemment bénéficié du soutien matériel de son promis pendant une décennie avant de se dérober à sa parole, constituant ainsi une rupture abusive de contrat assimilée à une forme de fraude.

Ce verdict, qui assimile le non-respect d’une promesse de mariage à une infraction pénale, suscite de vives réactions au sein de la société civile ougandaise. Si certains estiment que la justice a simplement sanctionné une ingratitude contractuelle, de nombreux défenseurs des droits des femmes dénoncent une décision qui criminalise le droit de disposer de son corps et de son avenir conjugal.

L’affaire met en lumière les pressions sociales qui pèsent encore sur les femmes en Afrique de l’Est, où les arrangements financiers autour du mariage peuvent parfois se transformer en pièges judiciaires, réduisant à néant des années d’études et d’émancipation.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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Lutte contre le blanchiment d’argent : La RDC mise sur la régulation des jeux pour sortir de la liste grise du GAFI

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Face aux défis liés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme, le gouvernement congolais accélère la réforme du secteur des jeux d’argent. Lors d’une réunion tenue au Centre financier de Kinshasa, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a présenté aux opérateurs les nouvelles orientations destinées à renforcer la transparence financière et la crédibilité internationale de la RD Congo.

Un enjeu stratégique pour l’image du pays

La RDC figure actuellement sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), une situation qui constitue un frein à l’attractivité des investissements étrangers et complique les relations avec certaines institutions financières internationales.

Pour le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, la réforme du secteur constitue une priorité nationale.

Selon lui, une meilleure régulation des activités de jeux permettra de renforcer le contrôle des flux financiers, de prévenir les circuits illégaux et d’améliorer l’image du pays auprès des partenaires internationaux.

Le ministère des Finances en première ligne

Cette réforme est portée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, qui multiplie les initiatives visant à renforcer les mécanismes de conformité financière et à rapprocher la RDC des standards internationaux de gouvernance.

Au cours de la rencontre, Didier Bobwa Wese, chargé du système d’information et du monitoring des opérations des jeux au ministère des Finances, a souligné que l’absence d’un encadrement rigoureux expose le pays à d’importants risques sociaux et économiques.

Il a appelé les opérateurs à accompagner activement la transformation du secteur afin de construire un environnement plus transparent, plus compétitif et mieux sécurisé.

Une surveillance numérique renforcée

Au cœur de la réforme figure la création d’une plateforme de régulation centralisée permettant aux autorités de suivre les opérations financières des opérateurs en temps réel.

Cette innovation vise à détecter plus efficacement les anomalies, renforcer les mécanismes de contrôle et garantir une meilleure traçabilité des transactions.

Les opérateurs ont exprimé leur adhésion aux objectifs poursuivis par les autorités.

Les prochaines étapes porteront notamment sur des sessions techniques destinées à finaliser leur intégration au nouveau système de régulation.

Pour les autorités congolaises, cette collaboration est indispensable afin de bâtir un secteur des jeux d’argent conforme aux exigences internationales, capable de protéger les joueurs, de sécuriser les recettes publiques et de contribuer à l’amélioration de la réputation financière de la RDC sur la scène mondiale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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