Sécurité
Opération « Ndobo » : Déjà 784 « Kuluna » de Kinshasa maîtrisés, cap sur le Congo profond !
Le ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du gouvernement, Patrick MUYAYA KATEMBWE, a initié une serie de briefing où seront abordés les différents axes du discours du Chef de l’état devant les deux chambres du Parlement reunis en Congrès.

Pour cette première étape, le Porte-parole du gouvernement était aux côtés du Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, Jacquemain SHABANI LUKOO BIHANGO, autour du Thème central : «Lutte contre le banditisme urbain et mesures de sécurité».

D’après le VPM, ce secteur est essentiel et le gouvernement a posé un certain nombre d’axes non seulement pour la restauration de la paix, mais également le rétablissement de l’état de droit.
Au sujet des embouteillages, il faut noter qu’une réunion d’évaluation a eu lieu avant le mardi 10 décembre.
« Un certain nombre d’instruction était donné depuis plusieurs jours déjà. La solution de sens unique a été adoptée sur quatre tronçons et une réunion d’évaluation a eu lieu. Le compte-rendu sera donné au cours du Conseil des ministres de ce vendredi 13 décembre et nous aborderons cette question« , a-t-il indiqué.
Et au sujet de l’opération « Ndobo », ses déroulés et séquences. « Nous sommes saisis sur la question du banditisme dans la capitale. Le Commandant de la police nationale a proposé un plan opérationnel à l’échelle nationale qui a Kinshasa comme ville pilote et sera dupliqué sur tout le territoire national« , a-t-il expliqué.

Et d’ajouter : « Nous avons tenu une réunion pour évaluer dans les détails et identifier les faiblesses. C’est en conclusion de cette réunion que nous avons dénommé l’opération Ndobo. Une opération qui consiste à mettre la main sur des gangs. Elle se deroule d’abord à Kinshasa. Une commission technique est mise en place et elle travaille sur la duplication. Nous mettons entre les mains de la justice tous les bandits arrêtés et cela se fera dans les grandes villes. Déjà 784 Kuluna ont été arrêtés à Kinshasa…« , a expliqué le VPM Shabani.
Il a, en outre, précisé que l’opération Ndobo est nationale et sera dupliquée partout. Cette opération se fait selon les prescrits de la loi du pays. La police se saisit de ces criminels et les met à la disposition de la justice.
« Ainsi, lors des auditions, chambres foraines, la justice qui décide de leur sort. Il y a, par exemple, le Service National qui récupère certains parmi eux pour les encadrer et leur donner une deuxième chance. Le gouvernement et le Président de la République ont mis en place des mécanismes pour sécuriser la communauté et ceux qui devront être sanctionnés, les seront selon la loi« , a-t-il insisté.
Pour rappel, le Vice-Premier, ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a lancé vendredi 6 décembre à Kinshasa, l’opération de traque des bandits urbains « Kulunas », dénommée « Ndobo » (hameçon). C’était à l’issue d’une réunion d’évaluation des opérations de la Police nationale congolaise contre le banditisme urbain et contre les embouteillages à Kinshasa.
L’opération Ndobo vise à traquer et maîtriser les Kuluna et les shegués par la police, afin de les déférer devant la justice pour être jugés et condamnés en flagrance au cours des audiences foraines, qui doivent s’organiser en cycles réguliers conformément aux instructions du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi.
Cette opération va renforcer les capacités de la police nationale congolaise sur la gestion de la criminalité dans les milieux urbains.

L’opération Ndobo va s’étendre sur plusieurs villes de la RDC, qui sont touchées par l’insécurité liée à la criminalité, notamment Lubumbashi, Matadi, Kisangani, Mbandaka et Goma.
Cellule de communication
Sécurité
Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété
L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.
L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.
Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.
L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.
L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.
L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.
Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.
Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.
Désiré Rex Owamba
