Actualité
Opération Ndobo : 70 « Kuluna » de Kinshasa Transférés à Angenga pour leur Exécution
Dans le cadre de l’opération Ndobo (hameçons), lancée à Kinshasa, une troisième vague de bandits urbains, au total 70, a été transférée ce dimanche 5 janvier à la prison centrale d’Angenga, en province de l’Équateur, pour y purger leurs peines.
Ces bandits urbains, communément appelés “Kulunas”, ont été jugés lors d’une audience en procédure de flagrance à la prison centrale de Ndolo, à Kinshasa, à l’issue de laquelle différentes condamnations ont été retenues à leur charge.
D’après le ministre d’État à la Justice et garde des sceaux, Constant Mutamba, ces délinquants seront exécutés. « Sachez que vous allez prendre place gratuitement à bord de l’avion pour vous rendre dans une prison de haute sécurité et, à partir de là, vous serez exécutés. Je viens d’actualiser le moratoire sur la peine de mort. Le président de la République et la Première ministre veulent que la paix règne ; quiconque sème la criminalité et la terreur au sein de la population doit subir la rigueur de la loi », a déclaré le ministre Mutamba.
Il a appelé les parents dont les enfants sont impliqués dans des pratiques de banditisme urbain à les tirer par les oreilles et à leur montrer le chemin de l’école pour les épargner du filet de la police.
L’opération Ndobo a été lancée par les autorités policières de Kinshasa, sur recommandation du gouvernement, pour éradiquer la criminalité dans la ville, en particulier les bandits urbains qui commettent des vols à main armée, des attaques à l’arme blanche, des braquages et d’autres formes de criminalité violente.
L’opération a été surnommée « Ndobo » ou « Hameçon » en raison de la manière stratégique dont elle est menée, avec des actions ciblées pour capturer les criminels et détruire leurs réseaux.
Willy Theway Kambulu/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
