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Opération Kin Bopeto: rien n’est encore fait dans la commune de Kalamu
Alors que le Gouverneur de la ville de Kinshasa a promis hier lors de sa première prise d’armes de sanctionner tous les bourgmestres qui ne feront pas bon escient des fonds leurs alloués pour l’assainissement de leurs communes respectives, la commune de Kalamu reste à ce jour le parent pauvre de cette opération.
En partant de rond point Victoire en passant les avenues Kasa vubu, Elengesa, Bongolo, Kikwit, Université, Boulevard Ezo et chaussée de Kimwenza, avant opération Bopeto égale après opération Bopeto.

Kinshasa
Les immondices s’accumulent sur les différents dépotoirs dont certains comme ceux situés au croisement des avenues victoire et université sont abandonnés à leur triste sort.
La population continue à vivre à côté de la crasse avec plusieurs risques de maladie et d’épidémie.
Les marchés pirates et les garages pirates continuent leurs activités le long des artères publics notamment sur victoire, elengesa et avenue université.
Les bars et terrasses continuent à envoyer autant des décibels à chaque heure de la journée en foulant au pieds le mot d’ordre du ministre provincial sur les tapages nocturnes et diurnes.
Il suffit de faire un tour au couloir Madiakoko, l’avenue Kapela et l’avenue victoire pour s’en rendre compte.
Les lieux de promiscuité continuent à opérer en toute quiétude. Un coup d’oeil sur la rivière Kalamu et au quartier Mompono à Kimbangu suffit de confirmer que la prostitution et la vente des chanvres et drogues se portent bien.
Ce cocktail ouvre la voie au phénomène Kuluna et à l’insécurité qui bat son plein dans cette commune où on enregistre chaque jour des cas des blessés parfois mortels et des vols.
La rivière Kalamu n’a pas été curé depuis des lustres et les déchets plastiques empêchent l’eau de couler normalement.
Ce qui va sans doute provoquer des inondations au retour des pluies.
Monsieur Jean Claude Kadima, le bourgmestre de la commune qui est passé sur Top Congo FM a annoncé plusieurs reformes et des travaux dont aucun à ce jour n’a été lancé.
Et dire que des banderoles annonçant à grande pompe l’opération Kin Bopeto dans la commune trônent un peu partout dans les carrefours.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
