À la Une
OPDAD : Denise Nyakeru Tshisekedi invite ses paires à développer une Afrique des jeunes et femmes éduqués, en bonne santé et autonomes
En marge de la 37e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UA, 11 Premières Dames africaines, réunies au sein de l’Organisation des Premières Dames d’Afrique pour le Développement (OPDAD), ont diagnostiqué la marche de leur organisation et évaluer leurs actions réalisées. Ont aussi pris part à ces assises, des partenaires de l’OPDAD et des invités spéciaux du monde entier.
Cette 28ème Assemblée générale ordinaire de l’OPDAD s’est tenue le dimanche 18 février 2024 à l’Union africaine, à Addis-Abeba, en Éthiopie, sous le thème : » L’éduquer et
Transformer l’Afrique : Améliorer l’accès à la santé et à l’éducation pour les femmes et les filles africaines du 21e siècle « .
Dans le lot des Premières dames qui y ont participé, il y avait notamment l’Angola, le Burundi, la République Centrafricaine, les Comores, la RDC, la Guinée Équatoriale, l’Eswatini, le Kenya, le Mozambique, le Nigeria, la Sierra Leone.
Rappelons que l’Agenda 2063 de l’Union africaine constitue le cadre stratégique inspirant et visionnaire qui fournit un schéma directeur pour un développement inclusif et durable sur le continent.
Il souligne l’importance d’assurer un niveau de vie élevé, une bonne santé et le bien-être de tous les Africains, avec un objectif de développement durable avec une attention particulière pour les femmes, les jeunes et les enfants.

Les aspirations de l’Agenda 2063 de l’UA visent à susciter un changement positif.
L’ambassadeur Minata Samate Cessouma, commissaire à la Santé, aux Affaires humanitaires et au Développement social de la Commission de l’Union africaine, a souligné, par l’intermédiaire de sa représentante, le rôle crucial de la culture africaine dans la protection et l’éducation des enfants ainsi que le rôle crucial de la culture africaine dans la protection et le maintien de la vie des mères, des enfants, des adolescents et de notre population dans son ensemble.
Par l’intermédiaire de son représentant, elle a présenté la Commission de l’Union africaine (CUA) est le champion actif d’initiatives clés alignées sur les quatre piliers actuels de l’OPDAD à savoir la santé, l’éducation, l’autonomisation économique et la lutte contre la violence à l’égard des femmes.
S.E. Mme Zinash Tayachew, première dame de la République fédérale démocratique d’Éthiopie (RFDE), a accueilli ses homologues à Addis-Abeba. Au cours de l’assemblée, Mme Tayachew a souligné que le gouvernement éthiopien reconnaît le rôle crucial que l’éducation joue dans le développement du pays et s’est engagé à relever les divers
défis dans le secteur de l’éducation afin d’assurer une prospérité holistique par le biais de divers travaux.
Le Bureau de la Première Dame, en collaboration avec des partenaires, a créé avec succès 30 écoles secondaires et une école secondaire résidentielle spécialement destinée aux élèves malvoyants.
La Première Dame des FDRE a insisté sur la nécessité d’élargir les possibilités d’éducation à travers l’Afrique et a souligné l’importance de l’éducation pour tous. Elle a souligné l’importance d’intégrer le système éducatif aux programmes d’alimentation scolaire. Pour soutenir cette initiative, le bureau de la première dame a créé 12 usines de pain et de farine en Éthiopie afin de soutenir les programmes d’alimentation scolaire en cours.
Quant à Mme Denise NYAKERU TSHISEKEDI, Vice-présidente de l’OPDAD et Première Dame de la République Démocratique du Congo (RDC), elle a rappelé que l’OPDAD est au service des personnes vulnérables depuis 22 ans pour atteindre les objectifs stratégiques fixés par l’Organisation, notamment la réduction des taux de mortalité néonatale, infantile et maternelle, l’amélioration de la santé sexuelle et reproductive des adolescents, l’égalité entre les sexes et la promotion de la santé, la lutte contre les différentes formes de violence à l’égard des femmes et des filles.
Mme Tshisekedi a déclaré que les thèmes du Sommet de l’UA et de l’OPDAD réaffirment l’importance de l’équité en matière d’éducation. Elle a affirmé qu’il s’agit de l’un des outils les plus puissants de changement social à leur disposition.
Dans son discours de clôture, la Première Dame, Mme Tshisekedi, a déclaré : » Nous devons construire l’Afrique dont nous rêvons tous: l’Afrique « développée avec des enfants, des jeunes et des femmes éduqués, en bonne santé et autonomes « . Nous devons donc nous mobiliser et utiliser notre pouvoir collectif pour atteindre nos objectifs communs. Chacun d’entre nous doit exploiter cet élan et continuer à encourager l’investissement dans l’éducation des femmes à tous les niveaux « .

Son homologue Mme ROSÂNGELA » Janja » LULA DA SILVA, première dame du Brésil, a souligné l’importance du rôle et de la capacité des premières ministres et des ministres des Affaires étrangères dans la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes et défendre les droits des filles et des femmes. Elle a fait écho avec enthousiasme aux paroles du président brésilien lors de l’ouverture du 37e sommet de l’Union africaine. « La reconnexion du Brésil et de l’Afrique est très favorable à la reconstruction de l’avenir des peuples d’Afrique et du monde».
Le professeur Senait Fisseha, vice-président des programmes internationaux de la Fondation Sudan Thompson Buffet, s’est exprimée sur les réalités des femmes en Afrique. » Des millions de filles ne sont pas scolarisées en raison de problèmes financiers. Pourtant, nous savons qu’il y a des résultats profonds lorsque les filles peuvent accéder à l’école et l’achever « , a-t-elle relevé.
Elle a ajouté : « … combler le fossé entre les sexes n’est pas un acte de charité, mais un acte de justice et de bon sens qui profite à tous ». Elle a, enfin, apprécié l’engagement résolu des Premières Dames à construire un continent où chaque Africain peut s’épanouir et à faire entendre leur voix.
Pendant l’Assemblée, les premières dames ont présenté à l’Assemblée les progrès et l’état d’avancement des projets phares de leurs pays respectifs.
Les principaux orateurs de la cérémonie d’ouverture officielle Mme Rachel Ruto, première dame de la République du Kenya, S.E. Winnie Byanyima, directrice exécutive de l’ONUSIDA Byanyima,, S.E. Natalia Kanem, directrice exécutive du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et le Dr John N. Nkengasong, ambassadeur itinérant,
coordinateur américain de la lutte mondiale contre le sida et haut responsable du Bureau de la sécurité sanitaire mondiale et de la diplomatie.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
