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ONU : Suminwa plaide pour la participation des pays en développement dans la définition des règles d’accès et d’usage de l’Intelligence artificielle

Représentant le président Tshisekedi à la 81e session du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU), la première ministre, Judith Suminwa a exprimé, mercredi 23 septembre, son inquiétude de voir la gouvernance de l’Intelligence artificielle comme apanage de quelques puissances ou entreprises.

Considérant que l’IA porte non seulement des possibilités immenses mais aussi le risque de nouvelles fractures au niveau mondial, la cheffe du gouvernement congolais a fait un plaidoyer à cette tribune afin que « les pays en développement aient la possibilité de participer à la définition de ces règles comme accès aux capacités qui en déterminent l’usage. »

Dans son intervention, Judith Suminwa a également établi un lien entre la gouvernance de l’IA et la nécessité de réformer les institutions internationales afin qu’elles correspondent davantage aux réalités actuelles. « Le monde de 1945 n’est plus », a-t-elle déclaré, estimant que la révolution numérique, la transition énergétique et le dérèglement climatique redessinent désormais les équilibres mondiaux.

La République démocratique du Congo soutient ainsi le dialogue mondial des Nations Unies sur la gouvernance de l’intelligence artificielle ainsi que la création d’un fonds mondial destiné au renforcement des capacités. Pour la Première ministre, « la fracture numérique ne peut devenir une fracture de l’intelligence », appelant à faire de l’inclusion un principe de la gouvernance mondiale de l’IA.

Elle a également souligné que le continent demeure insuffisamment représenté dans les espaces où sont prises les décisions engageant l’avenir du monde. « Comment ne pas évoquer l’anomalie historique que constitue l’absence de l’Afrique parmi les membres permanents du Conseil de sécurité ? », s’est-elle interrogée, tout en saluant l’admission de l’Union africaine au G20 comme une avancée qui, selon elle, ne suffit pas à répondre à l’exigence de représentation du continent.

Exaucé Kaya