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OM : Chancel Mbemba victime de l’adage arabe « La vengeance est un plat qui se mange froid » ?
C’est de la bouche du Feu président Mobutu que j’avais entendu, voici plusieurs décennies, cet adage arabe pour la toute première fois. C’était quelques années après mon retour de la magnifique ville de Marseille en France. Là-bas, l’Olympique de Marseille (OM), le mythique club de football a toujours été une institution avec sa devise : « Droit au but ». Des légendes sont passées par ce club phocéen, notamment : Abedi Pele, Jean-Pierre Papin, Chris Waddle, Enzo Francescoli, Didier Deschamps, Rudi Völler, Tony Cascarino, Basile Boli, Carlos Mozer, … Et, Chancel Mbemba.
Depuis deux saisons, le Congolais et capitaine des Léopards Chancel Mbemba est devenu la pièce maîtresse et titulaire incontournable de ce seul club français qui a gagné l’équivalent de l’actuelle Ligue des champions sous l’ère Bernard Tapie (1993). Ce défenseur qui a coutume de marquer des buts décisifs pour son équipe a gagné le prix Marc-Vivien Foé, récompensant le meilleur joueur africain de la Ligue 1 au cours de la saison 2022-2023. Son immense talent a été salué par des récents entraineurs de l’OM, qu’il s’agisse de l’Italien Gennaro Gattuso ou encore du Français Jean-Louis Gasset qui venait d’être évincé du coaching des Eléphants de la Côte-d’Ivoire. C’est justement au cours de cette dernière CAN 2023 au pays de Didier Drogba que remonte le désamour, si pas la méchanceté que Chancel Mbemba subit actuellement à Marseille. Il est chassé comme un chien !
En effet, lors de cette 34ème édition de la CAN en Côte-d’Ivoire, les Léopards de la République démocratique du Congo avaient affronté en phase de poules les Lions de l’Atlas du Maroc. Les Congolais avaient réussi à égaliser par Silas Katompa à la 76ème minute. Score final : 1 but partout. Ce match nul n’avait visiblement pas plus au coach marocain Walid Regragui qui, au dernier coup de sifflet final, provoqua une altercation avec Chancel Mbemba. A genou, le capitaine des Léopards glorifiait son Dieu alors que cet entraineur de l’équipe adverse tenait coûte que coûte à lui serrer la main. Une bagarre avait éclaté et la CAF (Confédération Africaine de Football) s’en était mêlée. Quelques jours après, le joueur congolais avait eu gain de cause devant cette instance du football continental et l’entraineur marocain avait écopé de deux matches de suspension. Dans la foulée, Mbemba lâcha le fameux bout de phrase : « Justice de Dieu, y en a ! ». Au final, cette compétition avait été remportée par le pays organisateur, la Côte-d’Ivoire, qui a battu le Nigéria. C’était en février dernier.
Comme tous les autres joueurs évoluant en dehors du continent africain, Chancel Mbemba a regagné son club et a fait des merveilles en fin de saison même si l’OM n’a pu se qualifier pour la Champions League. Mais il a aussi marqué les esprits en Ligue Europa. A peine arrivé, le nouveau coach de l’OM, Roberto Deserbi, a déclaré que Chancel Mbemba ne fait pas partie de son plan de jeu. Autrement dit, le joueur congolais devra plier bagages.
Sur la page de Parlons FOOT, Parlons MASSANO est rapporté ce qui suit : « Selon certaines sources, les Marocains ont cherché à venger Mbemba d’une autre manière. La mise à pied de Chancel Mbemba par l’Olympique de Marseille est due aux incidents avec Walid Regragui durant la Coupe d’Afrique des Nations en Côte-d’Ivoire. Medhi Benatia, un ancien joueur de l’équipe nationale du Maroc et actuel directeur sportif de l’Olympique de Marseille, ainsi que Roberto Deserbi, l’entraineur actuel de l’OM, sont des amis. Ils ont simplement comploté contre Chancel Mbemba pour venger leur ami Walid Regragui. Au lieu de comprendre la rancœur de Benatia envers Chancel Mbemba, les dirigeants de l’OM l’ont injustement écarté. »
Comme quoi, « la vengeance est un plat qui se mange froid ». Je parie que tous les Congolais, y compris la victime elle-même (Chancel Mbemba), avait déjà tourné la page ou même oublié cet épisode du stade San Pedro en Côte-d’Ivoire un certain 21 janvier 2024. Aux dernières nouvelles, le joueur congolais se tournerait désormais vers l’AC Milan en Italie, voire, vers l’Arabie Saoudite.
Il doit bénéficier du soutien de ses compatriotes congolais, des Phocéens, du sélectionneur français des Léopards Sébastien Desarbre, du ministre des Sports de la RDC et pourquoi pas du premier sportif congolais et fan des Léopards, Félix Tshisekedi. Cette affaire est loin d’être finie car la CAN 2025 aura lieu au Maroc de Walid Regragui. Et dans le cadre des éliminatoires de cette compétition continentale, la RDC est dans la même poule que la Guinée, l’Ethiopie et la Tanzanie.
James Mpunga Yende / Free-lance
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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”
Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.
À travers une communication accordée à congoprofond.net à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain
Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.
Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.
Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».
La diplomatie des langues africaines
Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.
Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.
Entre spiritualité et diplomatie
À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.
Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.
Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
