Société
OIM/APLTP : Les assistants sociaux prêts pour la prise en charge des victimes de la traite
L’ateliers de formation des assistants sociaux et assistantes sociales en gestion des cas de traite des personnes a eu lieu mercredi 16 novembre 2022 à Pullman. L’objectif de cette session de formation de trois jours organisée par l’Agence pour la Prévention et le Lutte contre la Traite des Personnes (APLTP) en partenariat avec l’Organisation Internationale pour les Migrations avec le financement du gouvernement américain à-travers l’USAID, est de renforcer les capacités des assistants sociaux, les outiller dans la gestion des cas de traite de manière à être capable de pouvoir prendre en charge les victimes.
Selon Lyly Bakambi, cheffe de division urbaine des affaires sociales, cette formation va permettre aux acteurs sociaux d’exécuter convenablement leurs tâches.
« Cette formation vient donc à point nommé et s’inscrit dans le cadre de renforcement des capacités des acteurs de première ligne sur la gestion des cas de traite des personnes en Rdc.
Confrontée à des nombreux cas de traite et de trafic illicite de migrants, la Rdc est un pays , de transit , et dans une moindre mesure de destination pour les migrants victimes de traite et de trafic illicite. La traite a également lieu à l’intérieur de la RDC où les hommes, les femmes et les enfants sont sujets des travaux forcés, des travaux d’exploitation économique et sexuels. Il est donc impérieux que le secteur de première ligne de la gestion des cas de traite des personnes en RDC ait des connaissances et des compétences nécessaires pour la planification, la mise en œuvre et le suivi pour les réponses sociales. Après la formation, ils seront capables de prévenir, de protéger et accompagner les victimes de la traite des personnes », affirme-t-elle.
D’après elle, la présente formation témoigne de l’engagement des autorités des affaires sociales à prendre les mesures pour sensibiliser la population de la ville-province de Kinshasa aux dangers de la traite et du trafic illicite des personnes et d’établir rapidement le comité provincial pour lutter contre la traite et le trafic illicite.
Prenant la parole à son tour, la coordinatrice de l’APLTP, Cécile Meta Kasanda, indique la gestion des cas des victimes de la traite des personnes est une tâche très lourde. Elle a rappelé à ces acteurs sociaux les responsabilités qui sont les leurs dans la lutte contre la traite des personnes.
« Aujourd’hui l’Agence pour la Prévention et la Lutte contre la Traite des Personnes, ce service du cabinet du Chef de l’Etat est arrivé à un niveau où nous pouvons compter sur les acteurs de première ligne. En 2019 quand l’agence a été créée, on avait pas un partenaire fiable, on ne pouvait pas compter sur un acteur de première ligne. Mais au bout de trois ans, l’agence peut compter sur vous. Surtout vous, les assistants sociaux. Vous avez une lourde tache en ce qui concerne l’assistance et l’accompagnement des victimes de la traite des personnes. Ces personnes vulnérables ont besoin d’un accompagnement psychologique, d’une assistance juridique, médicale et sociale. Beaucoup de ses responsabilités sont sur vos têtes », s’est-elle adressée aux assistants sociaux.
En précisant que chacun a une lourde tâche d’accompagner mais aussi d’identifier d’abord les victimes.
Quand à l’OIM, elle se sent très fière d’apporter sa pierre à l’édifice à fin le lutter définitivement contre cette pratique en RDC.
« Il s’agit de former les assistants sociaux et assistantes sociales dans la gestion des cas de traite des personnes. L’OIM est vraiment honoré de pouvoir être partenaire de l’activité organisée avec l’APLTP et la Direction Urbaine des Affaires Sociales en vue de renforcer les capacités des acteurs sociaux qui sont en première ligne de l’identification des victimes, dans la prise en charge de ces derniers pour leur réinsertion sociale. Il faut que ces acteurs de première ligne sachent comment faire le travail avec la qualité que cela nécessite afin que les victimes ne se sentent pas laissés », a dit Fils-Lien Ely Thelot, conseiller technique à l’OIM et représentant du chef de mission.
Cet atelier constitue une formation des formateurs qui sont appelés à leur tour à former d’autres acteurs de première ligne à Kinshasa.
Elda Along/ congoprofond.net
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Jeux d’argent en RDC : Le ministère des Finances lance la grande réforme de la régulation du secteur
Le gouvernement congolais franchit une étape décisive dans la modernisation du secteur des jeux d’argent. Sous l’impulsion du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a engagé un vaste processus de réforme destiné à assainir et structurer un secteur en pleine expansion.
C’est dans cette dynamique que le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, a présidé une importante réunion avec les opérateurs du secteur au Centre financier de Kinshasa. Cette rencontre marque le lancement d’une série d’activités visant à mettre en place un cadre moderne de régulation, conforme aux standards internationaux.

Un partenariat entre l’État et les opérateurs
Dans son allocution, Dieudonné Ntumba a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés afin de garantir une concurrence loyale et de prévenir les dérives liées à la criminalité financière.
« Le rôle de l’État n’est pas d’empêcher les activités économiques, mais de les encadrer », a-t-il déclaré, rappelant que cette démarche s’inscrit dans la vision du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka visant à moderniser l’économie nationale tout en protégeant les populations vulnérables.
Une plateforme numérique pour contrôler les flux financiers
Parmi les mesures phares annoncées figure la mise en place d’une plateforme centralisée de régulation. Cet outil permettra aux autorités de suivre en temps réel les transactions et les mouvements financiers générés par les opérateurs de jeux.
L’objectif est double : renforcer la transparence du secteur et optimiser la mobilisation des recettes publiques. Les opérateurs ont ainsi été invités à intégrer leurs systèmes à cette nouvelle infrastructure technologique.
Vers un nouveau cadre légal
La réforme s’accompagne également d’une évolution du cadre juridique. Un projet de loi sur la régulation des jeux d’argent est actuellement examiné au Parlement. Ce texte ambitionne de remplacer les dispositions héritées de l’époque coloniale par une législation moderne adaptée aux réalités actuelles du marché.
En attendant son adoption, la Cellule de surveillance poursuit la mise en œuvre des mécanismes de contrôle et d’encadrement destinés à préparer le secteur à cette transition.
Un soutien des acteurs du secteur
Les opérateurs présents à la réunion ont salué l’initiative du ministère des Finances. Responsable commercial et marketing de PixLab RDC, l’un des participants a estimé qu’un environnement mieux réglementé permettra aux entreprises d’exercer leurs activités dans un climat plus sécurisé et plus prévisible.
À l’issue des échanges, Dieudonné Ntumba a réaffirmé la volonté du ministère des Finances de maintenir un dialogue permanent avec les opérateurs afin d’assurer une mise en œuvre harmonieuse de cette réforme stratégique pour l’économie nationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
