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Oïcha: arrêté pour manque de cache-nez, un jeune garçon retrouvé mort dans une morgue ! (Témoignage)
Rendu obligatoire après la dernière communication solennelle du président de la République, le port du cache-nez fait tâche d’huile dans certains coins de la RDC. L’un des malheureux cas récents a eu lieu dans la commune rurale d’Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni.
Arrêté depuis le jeudi 22 juillet dernier, non loin de l’école primaire Burutshu, en localité Bakila Tenambo, par certains militaires FARDC pour raison de manque de cache-nez, un jeune garçon du nom de Sonde Kachwavo, habitant le quartier Oicha 1er dans la commune rurale d’Oicha, a été conduit et gardé au cachot de l’auditorat militaire. L’infortuné garçon a été retrouvé mort quelques jours après et son corps a été déposé dans la salle des morts de l’hôpital général de référence d’Oicha.
Sa famille dit ne pas comprendre que quelqu’un qui était gardé au cachot vivant, soit retrouvé mort et son corps déposé dans la salle des morts sans qu’elle ne soit au courant, alors que Sonde était recherché à cor et à cri.
A en croire la tante du défunt, c’est ce lundi 26 juillet que la famille a découvert que le corps sans vie de leur fils était déjà déposé à la morgue depuis dimanche.
Tout en dénonçant les circonstances de son arrestation, cette femme indique qu’il n’est pas normal de mettre fin à la vie d’une personne à cause du cache-nez.
« Il est mort pour manque de cache-nez, il a fait deux jours en prison, nous sommes venus le voir mais il n’était plus là. Ils ont été arrêtés dans un bistro pour manque de cache-nez depuis le jeudi dernier », a-t-elle déclaré sous les pleurs.
Tout en protestant contre ce crime, la tante du défunt a conclu: « Nous allons leur donner le cache-nez, et nous voulons qu’ils nous remettent en vie notre enfant. Il n’a que 20 ans ! »
Verite JOHNSON/CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
