Sports
Officiel : Hériter Luvumbu pose ses valises à V.Club après le feuilleton « rwandais
Près de deux semaines après avoir vu son contrat être résilié par Rayon Sports, club de première division au Rwanda, le joueur congolais Héritier Luvumbu Nzinga quitte le chômage et file à l’Association sportive Vita Club de Kinshasa, ce mercredi 28 février 2024.
C’est en présence du président coordonnateur de V.Club, Amadou Diaby, que le contrat du Léopard congolais a été officialisé. Par le passé, Héritier Luvumbu avait évolué sous les couleurs de Vita Club entre 2014 et 2016.
Par ailleurs, le montant des clauses entre les deux parties n’a pas été dévoilé bien que la direction des Moscovites parle qu’il s’agit d’un pré-contrat pour la saison 2024-25.
D’où, celle-ci est une très bonne nouvelle pour le milieu offensif international congolais qui va reprendre son activité après son périple rwandais où son contrat a été résilié suite à son geste de protestation contre l’agression de l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).
Rappelons-le, cet ancien joueur du CS Rojolu, de l’AS Vita et du DCMP, Héritier Luvumbu, regagné son pays (la RDC) après avoir été sanctionné par la Fédération rwandaise de football Association (FERWAFA) qui lui a reproché de s’être mal comporté sur le terrain.
La fédé rwandaise accuse Luvumbu d’avoir fait de la politique dans le sport en célébrant son but main sur la bouche et un doigt sur la tempe, une communication qui dénonce les atrocités dans la partie Est de la RDC. C’était lors de la rencontre entre son club Rayon Sports et Police le 11 Février 2024.
Cedrick Sadiki Mbala/CONGOPROFOND.NET
Actualité
MMA en RDC : Des champions sans soutien à la veille d’un rendez-vous continental
À l’approche du championnat IMMAF Africa prévu en Angola, la situation de la Team RDC de MMA amateur suscite inquiétude et indignation. Dans une interview sans détour, le manager et acteur sportif congolais Didon Kibuka dénonce l’absence de soutien dont sont victimes les athlètes appelés à représenter le pays.
« On défend le drapeau, mais on nous laisse seuls », résume-t-il, exprimant frustration et tristesse face à une réalité qui, selon lui, se répète année après année. Malgré leur engagement et leurs performances, les combattants congolais doivent encore se débrouiller par leurs propres moyens pour participer à cette compétition continentale.

Un exploit continental resté sans suite
Pourtant, les résultats récents plaident largement en faveur de ces athlètes. Lors de la précédente édition de l’IMMAF Africa, la RDC avait réalisé une performance remarquable en décrochant 10 médailles : 6 en or, 2 en argent et 2 en bronze.
Cette moisson avait hissé le pays parmi les meilleures nations africaines de MMA amateur, confirmant le potentiel et la détermination des combattants congolais. « C’était un exploit », rappelle Didon Kibuka, insistant sur le fait que ces résultats ont été obtenus malgré des moyens limités.
Des promesses non tenues après les honneurs

À leur retour au pays, les athlètes avaient été reçus par les autorités, suscitant espoir et reconnaissance. Des promesses de soutien avaient notamment été évoquées en vue de leur participation au championnat du monde.
Mais selon Kibuka, ces engagements n’ont jamais été concrétisés. Faute de financement, la Team RDC avait été contrainte de renoncer à cette échéance internationale majeure, illustrant un décalage persistant entre les discours officiels et les actes.
Des athlètes contraints de tout financer eux-mêmes

À quelques jours de l’édition angolaise, la situation reste préoccupante. Les combattants amateurs doivent assumer eux-mêmes l’ensemble des frais liés à leur participation : licences, billets d’avion, hébergement, restauration et frais d’inscription.
Une réalité difficile pour ces sportifs non professionnels, souvent sans revenus fixes. « On leur demande de porter seuls tout le poids financier de la représentation nationale », déplore Kibuka, soulignant le sacrifice consenti par ces jeunes athlètes pour défendre les couleurs du pays.
Un appel urgent à la responsabilité collective

Face à cette situation, Didon Kibuka interpelle à la fois les autorités publiques et les partenaires privés. Il appelle à une prise de conscience sur le rôle de ces athlètes, qu’il considère comme de véritables ambassadeurs de la RDC.
Il dénonce également le contraste avec d’autres disciplines mieux soutenues, estimant que les combattants de MMA méritent un minimum de considération au regard des risques qu’ils prennent et des résultats qu’ils obtiennent.
Son message se veut clair : soutenir ces jeunes, c’est investir dans l’image et l’avenir sportif du pays. « Ils ne demandent pas des privilèges, mais simplement de ne plus être seuls », insiste-t-il.
À travers cet appel, c’est toute la question de la valorisation du sport en RDC qui est posée. Alors que le MMA connaît une croissance rapide sur le continent, le pays risque de manquer une opportunité stratégique pour sa jeunesse si rien n’est fait.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
