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Offensive du RDF/M23/AFC à Uvira : Kinshasa accuse Kigali de torpiller l’accord de paix parrainé par Donald Trump

Le gouvernement de la République démocratique du Congo tire la sonnette d’alarme : la situation sécuritaire à Uvira s’est brutalement détériorée, à la suite d’une offensive de grande ampleur que Kinshasa attribue aux Forces de défense du Rwanda (RDF). Dans un communiqué officiel, signé ce mercredi 10 décembre, le ministère de la Communication parle d’une « aventure criminelle » et d’une utilisation d’armes lourdes contre des zones civiles, qualifiant ces actes de « violations flagrantes du droit international humanitaire ».

Un bilan humain et matériel déjà catastrophique

Selon les autorités congolaises, les affrontements ont fait plus d’une centaine de morts, détruit près de 200.000 ménages et provoqué des déplacements massifs de population. Écoles, hôpitaux, routes, réseaux essentiels : les infrastructures ont été lourdement frappées.

Le gouvernement accuse le Rwanda de lancer ces attaques au moment même où les discussions de paix issues des Accords de Washington étaient encore en cours, « mettant en péril » l’ensemble du processus diplomatique.

Un tournant critique après les Accords de Washington

Kinshasa souligne la gravité de cette escalade : moins d’une semaine après la signature des Accords de Washington, le Rwanda aurait choisi de soutenir ou d’encadrer la montée en puissance du M23 dans la zone frontalière.

Pour les autorités congolaises, cela démontre une volonté délibérée de Kigali de ruiner les efforts entrepris par les facilitateurs internationaux,  notamment les États-Unis, sous l’impulsion du Président Donald J. Trump, censés ramener la stabilité dans la région.

Appel à Washington, Doha et aux médiateurs africains

Le gouvernement congolais en appelle directement :

– à Washington, garant des accords ;

– à Doha, partenaire stratégique dans ce processus ;

– à la médiation africaine, en particulier l’Union africaine et la CIRGL.

Kinshasa exige « une action politique et diplomatique urgente, ferme et coordonnée » pour faire cesser les hostilités, garantir la protection des civils et sauver ce qui reste du cadre de paix patiemment construit.

Le Conseil de sécurité de l’ONU interpellé

Dans le même communiqué, la RDC sollicite le Conseil de sécurité des Nations unies afin qu’il prenne des mesures rapides pour assurer l’application effective de sa résolution 2773 (2025), qui porte notamment sur :

– la protection des civils,

– la cessation des hostilités,

– la fin du soutien extérieur aux groupes armés dans l’Est du Congo.

Kinshasa prévient : la RDC ne renoncera pas

Pour conclure, le gouvernement réaffirme sa détermination :
il restera attaché aux accords de paix, mais n’abandonnera jamais son « droit légitime à la sécurité, à la protection de la population et à la défense de l’intégrité du territoire ».

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET