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» Objectif 2017″ formel: » Sylvestre Ilunga va opérationnaliser la vision de F. Tshisekedi ! »
MOUVEMENT SOCIO-POLITIQUE OBJECTIF 2017
COMMUNIQUE DE PRESSE A L’OCCASION DE LA NOMINATION DU PREMIER MINISTRE
« Objectif 2017 », mouvement socio-politique ayant pour mission historique et patriotique de préserver les acquis de l’alternance, la défense des valeurs républicaines prônées par le Président de la République et sentinelle de la matérialisation de la vision du Chef de l’Etat, déclinée autour des quatre axes stratégiques à l’occurrence : l’homme, la croissance économique, la bonne gouvernance et la société solidaire…
« L’Objectif 2017 », salue le pragmatisme et la promptitude dont a fait preuve Son Excellence Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Président de la République pour sa capacité à dénicher l’espèce particulière tant attendue par tout le peuple congolais en vue d’opérationnaliser sa vision ; par cette nomination, vous avez fait montre de votre ferme volonté de privilégier l’intérêt de la nation congolaise au-delà des clivages politiques.
« L’Objectif 2017 », prend acte et félicite Monsieur ILUNGA ILUNKAMBA Sylvestre pour sa nomination au poste de Premier Ministre et Chef du gouvernement de la République Démocratique du Congo dans ce contexte particulier de l’histoire de notre pays.
Au regard de ce qui précède, notre visée étant celle d’accompagner et soutenir les actions du Chef de l’Etat pour la réussite de son quinquennat, nous ne pouvons que se réjouir de votre avènement et se montre disponible de vous accompagner dans vos nouvelles fonctions afin d’offrir à la population congolaise la prospérité gage de l’alternance politique en République Démocratique du Congo.
Toutefois, nous tenons à marteler que, notre soutien n’est pas le fait du hasard mais plutôt justifié par le contrat d’objectif que vous avez signé avec tout le peuple congolais par le biais du Président de la République, Garant du bon fonctionnement de toutes les institutions.

Ilunga Ilunkamba, premier ministre
Excellence Monsieur le Premier Ministre, nous sommes sans ignorés que vous êtes nommé dans un texte particulier, emmaillé des péripéties politiques d’aucun n’y penser ; le tout premier, Premier Ministre de l’alternance politique pacifique dans notre pays, appeler à relever les défis auxquels la République Démocratique du Congo fait face à savoir : la pacification du pays, la réconciliation nationale, la consolidation de la démocratie, la promotion de la jeunesse, la redynamisation de l’administration publique, la lutte contre la corruption, et tant d’autres.
« L’Objectif 2017 », demeure plus que jamais confiant que votre avènement à la tête de l’exécutif national permettrait de faire du social de congolais non plus un slogan mais plutôt une priorité de toutes les actions gouvernementales, réaffirme sa ferme volonté d’accompagner ce nouvel élan et juge opportun ce moment pour exprimer une fois de plus sa disponibilité pour jouer son rôle de la porte étendard tout en préservant les acquis de la bataille léguée par notre Père spirituel, le Patriarche Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA notre icone, en vue de l’instauration d’un Etat de droit et d’une véritable démocratie dans notre pays.
QUE VIVE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO !!!
Fait à Kinshasa, le 21 Mai 2019
Coordonnateur Général de l’Objectif 2017
MPUTU NSENDA Daddy
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La RDC parle, le monde écoute… mais que retient-il vraiment ? ( Par
Dans le théâtre feutré de grandes chaînes internationales, une interview n’est jamais un simple échange. C’est un moment de projection, presque une épreuve : celle où un pays, à travers une voix, se mesure au regard du monde. Lorsque Judith Suminwa Tuluka s’installe face aux caméras de TV5 Monde, c’est précisément cet exercice qui se joue. Non pas seulement répondre, mais exister. Non pas seulement expliquer, mais s’inscrire. Et à cet instant, une question s’impose en filigrane : la RDC est-elle en train de trouver sa voix… ou d’apprendre à la faire porter ?

D’abord, une évidence : le ton est posé, méthodique, presque pédagogique. À aucun moment la Première Ministre ne cède à la précipitation ni à la surenchère. Lorsqu’elle rappelle que « la Constitution est claire » et insiste sur « une consultation permanente » au sommet de l’État, elle installe une image de continuité et de discipline institutionnelle. Ce signal n’est pas anodin, dans un contexte où les équilibres politiques sont souvent scrutés.
Sur le plan international, on peut retrouver la même logique : à propos de l’accueil de migrants, elle évoque « un service que nous rendons (…) dans le cadre d’un accord (…) de manière temporaire ». La formule est mesurée, presque prudente. Elle cherche à tenir une ligne étroite : apparaître comme un partenaire fiable sans donner le sentiment d’un déséquilibre. C’est précisément là que réside la nature de cet exercice : dire suffisamment pour exister, sans trop en dire pour ne pas s’exposer.
Sur la sécurité, le propos gagne en densité. « Nous sommes là pour protéger nos citoyens (…) et l’intégrité territoriale de notre pays », affirme-t-elle. La phrase est forte, presque attendue, mais elle est dite avec une forme de retenue qui tranche avec les discours plus offensifs que l’on observe ailleurs. Cette retenue a une vertu : elle crédibilise. Elle donne le sentiment d’un pouvoir conscient de la gravité des enjeux. Toutefois, elle a aussi une limite : elle atténue l’impact. Car dans ce type d’entretien, tout est affaire de contraste. Et lorsque tout est maîtrisé, tout peut aussi sembler égal. Les moments forts existent, mais ils ne sont pas toujours mis en relief.
C’est particulièrement visible sur le terrain économique. Lorsque Judith Suminwa évoque la nécessité de « partenaires qui vont nous permettre d’évoluer (…) vers une transformation locale (…) et la création d’emplois », elle touche à un point central : celui de la mutation du modèle économique congolais. De même, en affirmant que « nous sommes dans la diversification (…) des partenariats », elle dessine les contours d’une diplomatie plus ouverte.
Ces éléments portent une vision. Ils racontent une trajectoire possible pour la RDC. Pourtant, ils passent presque sans bruit, comme s’ils étaient noyés dans un flux continu d’explications. Le problème n’est donc pas l’absence de contenu. Il est ailleurs : dans la hiérarchie du discours. À trop vouloir tout dire avec le même niveau d’intensité, on finit par ne rien faire émerger clairement.
Il en va de même pour les séquences plus sensibles. La Première Ministre choisit de ne pas éluder certaines réalités, et c’est à mettre à son crédit. Mais dans un espace médiatique où chaque mot peut être amplifié, cette transparence exige un encadrement plus serré. Non pour dissimuler, mais pour orienter la lecture.
C’est toute la différence entre une parole juste et une parole stratégique.
Car au fond, cette interview pose une question simple : que doit être aujourd’hui la communication d’un État comme la RDC sur la scène internationale ?
Si l’objectif est de rassurer, le contrat est rempli. Si l’objectif est d’exister, le mouvement est enclenché. Mais si l’objectif est d’influencer, alors une étape reste à franchir.
Cette étape passe par une transformation du registre. Moins d’explication linéaire, plus de points d’appui. Moins de prudence uniforme, plus de moments assumés. Moins de discours continu, plus de repères clairs. Rien de cela ne remet en cause le fond. Au contraire. C’est précisément parce que le socle est solide que l’exigence augmente.
L’intervention de Judith Suminwa Tuluka donne à voir une parole en construction, sérieuse, cohérente, crédible. Elle marque une entrée dans un espace où la RDC est désormais attendue, écoutée, parfois même contestée. Et c’est peut-être là le signe le plus révélateur : un pays qui commence à compter est un pays dont la parole commence à être scrutée.
Reste désormais à faire de cette parole non seulement un outil de présence, mais un instrument d’influence. Car sur la scène internationale, il ne suffit plus de parler juste. Il faut aussi parler fort, au sens stratégique du terme.
Georges Herady, Journaliste et Analyste Politique.
