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Actualité

Numérique : échange entre Eberande Kolongele et des acteurs du secteur sur les actions à mener

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Nommé ministre du Numérique au sein du tout premier gouvernement de l’Union sacrée de la Nation chapeauté par Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, le professeur Désiré Cashmir Kolongele Eberande s’est réuni en vidéo conférence avec des représentants du Réseau des Acteurs du Numérique de la RDC (RAN). La conversation de près de deux heures du temps était centrée sur le cadre légal sur lequel le ministère devrait asseoir sa politique ainsi que ses actions, mais également sur les politiques structurelles qui devraient permettre au numérique d’être un vecteur de création des richesses et d’emploi dans le pays.

« Les acteurs n’ont pas manqué de saluer l’intérêt que le ministre porte sur les membres de l’écosystème et la disponibilité pour les écouter et échanger avec eux. En tant que Ministre du numérique, il a privilégié une réunion virtuelle plutôt qu’une réunion en présentiel afin de maximiser la participation des acteurs venus des différents coins du pays. Une attitude qui a été saluée par ces derniers », rapporte samedi 17 avril 2021 le blog du réseau des acteurs du Numérique.

Les membres du Réseau des Acteurs du Numérique de la RDC (RAN) ont remis une note technique dont les points saillants touchaient plusieurs aspects jugés importants. Ceux-ci ayant également constitué les points à l’ordre du jour de la conversation.

A chacun de ces points étaient annexées des recommandations pratiques à considérer par le Ministre ainsi que son équipe. Il s’agit de:

– Le cadre légal et règlementaire,

– Les attributions du Ministère du Numérique qui devraient le distinguer de celui des PTNTIC,

– Les moyens de fonctionnement du ministère du Numérique, étant un nouveau portefeuille ministériel,

– Le cadre de collaboration avec l’écosystème existant,

– Les services numériques au sein des institutions publiques et privées et la nécessité d’une interopérabilité,

– Des impressions de manière générale sur le Code du numérique de la RDC.

S’agissant du dernier point, les acteurs du numérique ont voulu présenter au Ministre leurs inquiétudes quant au projet du Code du numérique qui a été déposé au Parlement par un député national.

« Le Ministre après avoir reçu les avis et considérations a encouragé le RAN à piloter un travail de refonte de ce Code pour le « tropicaliser » et le « Congoliser » afin qu’il ne reflète plus la politique béninoise de laquelle le texte a été tiré à plus de 86% », précise le blog du Réseau des Acteurs du Numérique de la RDC (RAN).

Les participants à cette réunion ont ainsi salué la pertinence des réflexions fournies par le ministre, mais également sa maitrise des aspects légaux et techniques liés au ministère dont il aura la charge une fois investi par le Parlement. Les deux parties se sont données rendez-vous pour des futurs échanges tout en encourageant le Ministre à rendre le numérique au service du peuple congolais.

Après avoir servi la République Démocratique du Congo au sein du cabinet du Chef de l’État Félix Tshisekedi, le Professeur Désiré Cashmir Kolongele Eberande servira désormais la République au sein de l’exécutif central. Nombre d’observateurs espèrent que Eberande Kolongele mettra son savoir-faire et expérience pour valoriser ce nouveau ministère sensé matérialiser la vision du Chef de l’État Félix Tshisekedi celle de numériser la Nation mais aussi faire du numérique un vecteur de création des richesses et d’emploi dans le pays.

MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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