Politique
NSCC/Kasaï : » « OUI » aux consultations nationales, « NON » à la coalition Fcc-Cach
Les mouvements associatifs et forces vives acquises au changement, membres de la Nouvelle société civile congolaise ainsi que ses organisations membres, sont descendus dans la rue ce samedi 07 novembre 2020 à Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï .
Dans un mémorandum lu et déposé à l’exécutif provincial, Alain Nkashama-Muana, coordonateur provincial de la NSCC/section du Kasaï, confirme l’incapacité de la coalition Fcc-cach à résoudre la question du social du peuple congolais.
« Nous avons marché en ce jour pour manifester et témoigner notre indéfectible soutien aux consultations déjà entamées par le chef de l’État. Saisissons cette opportunité pour dire oui consultations nationales et non à la coalition Fcc-cach », précise Alain Nkashama.
Pour lui, cette coalition ne s’active que pour les intérêts de chaque individu avec sa famille politique laissant le peuple congolais meurtri sans aucun consolateur.
De ce fait, il demande au peuple kasaien de rester vigilant et attentif jusqu’à l’issue de ces échanges et de suivre le message final qui viendra du président de la République chef de l’État, Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Il sied ne noter que cette marche est partie du marché central de Kamalenga pour chuter au gouvernorat de province en queue de poisson sous la protection de la police nationale congolaise.
Clementus Lusamba Lua Mbombo à Tshikapa Congoprofond.net
Politique
Andy Bemba charge Joseph Kabila : « Une incohérence politique au service d’intérêts cachés »
Dans une sortie médiatique au ton incisif, Andy Bemba, président national du parti « Nouvelle Pensée » (NP), s’est exprimé ce vendredi 1er mai 2026 à la suite du discours de Joseph Kabila, intervenu après les sanctions qui lui ont été infligées par les États-Unis. Cette réaction s’inscrit dans un contexte politique particulièrement délétère, marqué par des tensions persistantes dans l’Est de la République démocratique du Congo. « Ces sanctions américaines renforcent ma détermination à défendre la RDC », a déclaré l’ancien chef de l’État.
Selon Andy Bemba, les propos de Joseph Kabila traduisent une contradiction manifeste, voire une duplicité politique difficilement défendable. « Lorsque le président honoraire parle de dictature tout en semblant s’aligner avec une rébellion impliquée dans les violences à l’Est, cela révèle une incohérence majeure dans son discours », a-t-il affirmé, dénonçant une posture qu’il juge à la fois ambiguë et stratégiquement orientée.
L’ancien président, qui a dirigé le pays durant près de deux décennies, se retrouve aujourd’hui au cœur de vives critiques, notamment en raison de positions jugées paradoxales. Pour Andy Bemba, cette attitude est d’autant plus problématique qu’elle émane d’une figure ayant longtemps incarné l’autorité suprême. « Un patriote, et plus encore un ancien président après 18 ans de pouvoir, ne peut agir de la sorte », a-t-il martelé, soulignant une dissonance entre les discours et les actes.
Au-delà de la critique politique, Andy Bemba va plus loin en prêtant à Joseph Kabila des motivations moins avouables. « Derrière le discours sur la dictature se cache en réalité la défense d’intérêts personnels », a-t-il soutenu, évoquant une instrumentalisation du registre démocratique à des fins stratégiques.
Cette charge, aux accents particulièrement sévères, met en lumière les fractures profondes qui traversent la scène politique congolaise. Elle interroge également la crédibilité des prises de position des anciens dirigeants, surtout lorsqu’elles s’inscrivent dans des dynamiques perçues comme contraires à l’intérêt national.
Dans un climat politique où les discours rivalisent avec les non-dits, la frontière entre conviction et calcul semble plus que jamais ténue, laissant planer le doute sur la sincérité des engagements affichés.
Blaise Abita Etambe / CongoProfond.net
