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Nouvelle tuerie ce mardi à Djugu : 15 personnes, dont des femmes et des enfants, massacrées à la machette !

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Au lendemain du carnage de Blankete, 14 déplacés ont été de nouveau massacrés par les éléments de la milice CODECO dans la nuit du lundi à ce mardi 10 mai 2022 dans le site de Lodha, près de Fataki, dans le secteur de Walendu Pitsi, en territoire de Djugu.

La quinzième victime est un militaire FARDC.

Parmi les déplacés tués, notamment par machette, figurent des enfants et des femmes. Une unième attaque sur un site des déplacés qui intervient 3 mois après celui Bule où 62 civils avaient péris.

La société civile de Bahema Nord, d’où sont originaires pour la grande partie ces déplacés, appelle à la poursuite sans relâche de ces miliciens qui sont sans objectif, selon Charité Banza.

Entre-temps, le bilan de la récente attaque de ces mêmes rebelles au camp Blankete est revu à la hausse et passe à plus de 100 civils tués.  » Il y a plus de 100 civils tués. On ne sait pas avec exactitude combien il y en avait… », indique Denis Masiko, coordonnateur de la société civile de Mungwalu et environs.

Par ailleurs, il parle de 52 corps des civils parmi les victimes de cette attaque qui ont été enterrés ce lundi 09 mai 2022, au delà de 8 autres qui étaient calcinés.

La société civile de Mungwalu indique que ce sont des jeunes qui se sont mobilisés pour l’inhumation de ces compatriotes.

« Il y a 52 corps qui ont été enterrés à Pluto à part les 8 autres qui ont été calcinés », poursuit-il.

Il regrette par ailleurs le fait que 3 jours après, les militaires ne se sont pas toujours déployés dans la zone pour s’imprégner de la situation.

Le député national Jackson Ausse dresse qui dresse un bilan de plus de 100 civils tués dans les territoires de Djugu et Mambasa en l’espace de deux jours seulement plaide pour la convocation urgente d’une réunion inter-institutionnelle pour statuer sur la sécurité de l’Ituri, sous état de siège depuis une année maintenant.

« Je propose la convocation urgente d’une réunion inter-intitutionnelle pour parler seulement de la situation sécuritaire en Ituri. À ce stade, on ne peut que passer par l’Inter-institution pour se dire des vérités à l’interne au-delà des services de sécurité. », souhaite-t-il.

Au delà de ces deux attaques rebelles en territoire de Djugu, les rebelles ADF ont aussi signé une embuscade aux usagers du tronçon Komanda-Mambasa près de Lolwa où 3 civils ont été tués dont un chauffeur calciné. Un policier est tombé aux côtés 3 rebelles ADF tués par l’armée qui a, de son côté, enregistré des blessés dans son rang, selon le bilan livré à CONGOPROFOND.NET par le conseil de la jeunesse du groupement Babila Bayaku.

Verite Johnson/CONGOPROFOND.NET

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Lingwala endeuillée : Nathan Kashala, un jeune étudiant tué par balles après la finale Barça–Real

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La finale de la Supercoupe d’Espagne opposant le FC Barcelone au Real Madrid, disputée le 11 janvier dernier en Arabie Saoudite, devait être un simple moment de passion sportive. À Lingwala, dans le centre de Kinshasa, elle s’est tragiquement transformée en scène de mort.

Nathan Kashala, 23 ans, étudiant en première année LMD/Droit à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), a été abattu de 4 balles devant la parcelle familiale située au n°202 de l’avenue Bolongo, dans la commune de Lingwala.

2 frères, 2 clubs, une même passion

Fan déclaré du Real Madrid, Nathan avait suivi la rencontre aux côtés de son jeune frère Ruben Ntambua, sympathisant du FC Barcelone et également étudiant. Après le coup de sifflet final, les deux frères regagnent leur domicile et décident de patienter devant le portail, attendant le retour de leur oncle avec qui ils partagent le même logement.

Il est un peu plus de 23 heures lorsque Ruben aperçoit leur oncle au loin. Dans une atmosphère encore marquée par les taquineries d’après-match, il se met à se moquer de lui à distance, l’oncle étant lui aussi supporter madrilène.

L’irruption fatale de militaires armés

C’est à ce moment précis qu’une moto surgit et s’arrête devant les deux étudiants. À son bord : un conducteur et 2 passagers, tous 3 en uniforme des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Les militaires interrogent les deux jeunes sur leur présence dans la rue à une heure tardive. Nathan et Ruben expliquent calmement qu’ils rentrent d’un match de football et qu’ils se trouvent devant leur propre domicile, attendant simplement leur oncle, déjà en vue.

Une escalade brutale et incompréhensible

La situation dégénère soudainement. L’un des militaires se saisit de son arme et se dirige vers l’oncle, qui, ayant compris le danger imminent pesant sur ses neveux, s’était mis à courir vers eux pour leur porter secours. Face à face avec le militaire armé, l’oncle est sommé de s’agenouiller. Pour le contraindre, le militaire tire deux coups de feu en l’air.

Terrifié par la scène, Ruben s’agenouille à son tour et supplie son grand frère Nathan d’en faire autant. Alors que ce dernier s’apprête à obtempérer, le militaire ouvre le feu.

4 balles pour une vie

Une première balle atteint Nathan à la cuisse. Sous la douleur, il s’effondre au sol. Le militaire s’approche alors de lui et, sans ménagement, lui tire 3 autres balles dans le ventre, à bout portant.

Les assaillants prennent immédiatement la fuite, laissant derrière eux une scène d’horreur et une famille brisée.

Mort à l’arrivée à l’hôpital

Transporté en urgence à l’Hôpital du Camp Kokolo pour une prise en charge médicale, Nathan Kashala n’y arrivera pas vivant. La famille sera informée de son décès peu après son admission.

Originaire de Mbuji-Mayi, fils d’un pasteur, Nathan n’était à Kinshasa que pour poursuivre ses études universitaires, tout comme son frère. Dans le quartier, l’émotion est vive et les questions fusent.

Un crime qui interroge et scandalise

À Lingwala comme à Mbuji-Mayi, habitants et proches peinent à comprendre les raisons d’un tel acharnement. Comment une simple attente devant un domicile, après un match de football, a-t-elle pu conduire à l’exécution sommaire d’un étudiant sans défense ?

Ce crime crapuleux, impliquant des hommes identifiés comme appartenant aux FARDC, relance avec force le débat sur les abus, l’usage disproportionné des armes et l’impunité persistante. Pour la famille Kashala, une seule exigence demeure : vérité et justice pour Nathan.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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