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Nord-Ubangi : le HCR appuie 5 écoles de Modale pour soutenir les refugiés centrafricains
Dans le cadre de son intervention en faveur des réfugiés centrafricains de Yakoma dans la province du Nord-Ubangi, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) appuie plusieurs structures, notamment, des structures de soins de santé, les infrastructures scolaires, etc.
Dans le secteur de l’enseignement, le HCR appuie cinq écoles. Il s’agit d’une école secondaire mixte et de quatre écoles primaires. Plusieurs enfants réfugiés centrafricains en âge scolaire ont été inscrits dans les écoles de Modale et environs.
Au total 499 élèves centrafricains ont été accueillis dans les écoles appuyées par le HCR, dont 248 filles et 251 garçons, selon les statistiques du bureau du HCR de Yakoma.
Dans ces écoles qui sont en train d’être construites en matériaux durables, les élèves réfugiés centrafricains cotoient sans peine leurs camarades congolais, et s’adaptent parfaitement. C’est du moins le témoignage d’un enseignant de l’école primaire Wele, à Modale.
Émile YIMBU/CONGOPROFOND.NET
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
