Actualité
Nord-Kivu2: Les inspecteurs scolaires en séance d’affermissement pour l’amélioration de leur traitement
Les inspecteurs de la province éducationnelle Nord-Kivu 2 ont été en séance d’affermissement ce lundi 29 juillet 2024 à Butembo, au Notd-Kivu, à l’Est de la RDC.C’est la salle des réunions de l’Inspection principale provinciale de cette entité scolaire qui a servi de cadre à cette activité au cours de laquelle, ils ont parlé de leurs conditions de travail avant de prendre quelques décisions pour lancer l’année scolaire prochaine. Ces acteurs éducatifs ont également invoqué les les droits humains et certaines notions sur les syndicalisme, a fait savoir Murefu Bunga Bunga Pascal Didier, secrétaire provincial adjoint du Syndicat National des Inspecteurs de l’Enseignement au Congo (SYNIECO).
Parmi les grandes décisions, les participants ont décidé de la tenue des conseils de gestion bien assis dans les pools respectifs pour aider à contrôler la façon dont on a utilisé de l’examen d’État, de l’Examen National de Fin d’Études Primaires (ENAFEP) et du Test National de Sélection, Orientation Scolaire et Professionnelle (TENASOSP) 2024, a-t-il indiqué.
Les participants ont par ailleurs dénoncé le traitement non descend qui leur permet de travailler pour des résultats escomptés de la part du gouvernement et des parents.Ainsi pour eux, leur compte rendu du jour constitue directement un mémo qu’ils vont soumettre aux autorités et après un mois, ils viendront pour évaluer avant, a dit Murefu Bunga Bunga Pascal Didier.
« Les inspecteurs ont dénoncé, ils ont clamé le traitement qui n’est pas encore descend pour leur permettre de travailler adéquatement selon les attentes que le gouvernement et les parents ont de leur travail d’ d’accompagnement de la qualité de l’enseignement.Alors, ils se sont dits, ce compte rendu vaut presque comme un mémo qu’ils vont ventiler et dans un mois, ils pourront revenir pour évaluer cette activité là parce que certainement avec le texte qu’ils vont ventiler, il y a aura déjà un écho de ce qui est comme attente de l’inspection et agents inspecteurs du Nord-Kivu 2 par apport aussi au contexte de guerre et de conjoncture qui est là, il faut une certaine amélioration du traitement sans quoi, le travail ne sera pas vraiment abattu à la satisfaction des supérieurs comme de la communauté », a-t-il estimé.
Ces inspecteurs venus de 4 coins de la province éducationnelle Nord-Kivu 2 se sont donnés rendez-vous le 2 septembre 2024 prochain pour évaluation et promettent de cesser les activités dont les itinérances dans les écoles si les autorités ne prennent pas en compte leurs désidératas.
Dalmond Ndungo
Politique
DPS Kwango : Jean Dilonga affirme avoir refusé des tentatives de corruption liées à un dossier de détournement
Le dossier de détournement et malversations au sein de la Division provinciale de la Santé qui a secoué notamment des responsables des Programmes spécialisés de santé publique a risqué de s’enterrer et d’être classé « sans suite ». Cette situation est monnaie courante au Kwango, où certains médecins érigés en chefs coutumiers à la tête de certains programmes ont eu l’habitude de corrompre les autorités pour garder les postes et même monter en grade au grand dam des faits parfois tangibles.
Les gris-gris de Kimafu n’ont pas fonctionné cette fois
Quatre médecins chefs de programmes ont été mis en cause : Dr Deo Lulengwa, coordonnateur du Programme National pour la santé sexuelle et de la reproduction (PNSR), est accusé d’avoir détourné une importante somme d’argent et des matériels (ordinateurs, médicaments, etc). Il a détourné 19.000 ampoules de Carbétocine, une molécule destinée aux femmes. Dr Lulengwa, en lieu et place d’utiliser le médicament dans le cadre du programme, a choisi de le vendre et se faire de l’argent.
Il n’a organisé aucune activité de supervision des activités de son programme alors qu’il est financé par les partenaires ; Dr Serge Kandi (coordonnateur provincial du Programme National de Lutte contre les Maladies Tropicales Négligées à Chimiothérapie Préventive MTN-CTP) a été audité autour d’une fuite d’information sur l’utilisation des fonds du partenaire End-Fund Ufar.
L’audit a donc révélé un vol de 18.000 $ destinés à la formation de formateurs ; Dr Théo Kulonda (coordinateur du Programme National de Transfusion Sanguine, PNTS) est reproché de mégestion et de détournement des fonds. Selon l’inspecteur provincial de la santé, son programme ne fonctionne pas. Il est inexistant. Pas d’activités, il s’est transformé en commerçant des poches de sang et se fait du fric.
Il y a aussi Dr Abbé Marc Lukanzu, médecin et prêtre du diocèse de Kenge qui a reçu la charge de conduire la coordination provinciale du programme national de santé de l’adolescent (PNSA). Il lui est reproché des erreurs minimes d’administration. Il a été recadré et orienté. Il reste le seul jugé clean parmi les médecins audités.
Dr Lulengwa, Kandi et Kulonda ont écopé d’une suspension et sommés de restituer les sommes et les matériels détournés avant d’espérer la réintégration. Les autorités provinciales sont déterminées à piocher jusqu’au dernier voleur de la DPS pour éradiquer le mal dans la système de santé au Kwango dont la qualité de soins de santé ne bouge jamais d’un iota malgré l’implication des pouvoirs publics et des partenaires techniques et financiers, à cause des détournements protégés des complices et des marabouts. C’est un empire qui s’effondre !
Selon des informations à notre possession, les médecins visés par l’audit de l’inspection provinciale de la santé du Kwango sont revenus à la charge. Des sommes d’argent ont circulé pour convaincre certaines autorités à taire le dossier. Le chef de l’Inspection provinciale de la santé du Kwango, M. Jean Dilonga, a confié à CONGOPROFOND.NET que certaines personnes l’ont contacté avec des enveloppes à la clé pour obtenir l’enterrement du dossier.
« J’ai refusé tous les avantages en nature comme en argent qui m’ont été présentés par ces médecins qui sont venus me corrompre », a-t-il dit. M. Dilonga a révélé qu’il a été plusieurs fois contacté au téléphone et reçu des visites à sa résidence pour effacer le dossier.
« L’impunité ne régnera pas toujours », a-t-il pensé, renvoyant « les corrupteurs les mains vides. » En l’en croire, il faut que cet empire de voleurs s’effondre.
Émile Yimbu
