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Nord-Kivu : Un seigneur de guerre crée la force d’autodéfense PARECO/FF pour combattre le M23 !
Une nouvelle force d’autodéfense vient de voir le jour en province du Nord-Kivu. Menée par SENDUGU MUSEVENI, un ancien membre influent du bureau politique du M23, cette force affirme avoir comme objectif : combattre la rébellion du M23. Dans une déclaration rendue rendue publique en date du 23 novembre dernier, ce mouvement des « Résistants Patriotes Congolais/ Force de Frappe » dit avoir lancé ses activités à partir de Chugi, un village du territoire de Masisi, pour « sauver la patrie en danger « , conformément à l’article 63 de la constitution de la République Démocratique du Congo.
Ce mouvement justifie aussi son existence par le fait que les terroristes du M23 et leurs alliés violent, tuent et s’approprient le sol congolais sous l’oeil impuissant de la communauté internationale. » Les crimes qui se commettent n’interpellent personne comme si massacrer les paisibles citoyens Congolais est un droit réservé aux mouvements terroristes étrangers et leurs alliés rwandais et ougandais ! », a-t-il déclaré aux médias.
Ainsi, précise-t-il à travers un communiqué, ce mouvement est créé avec comme objectifs de :
1. Défendre le territoire national et protéger ses frontières afin de
restaurer la paix en RDC en général et en particulier à l’Est du pays;
2. Poursuivre et combattre les actions des terroristes du M23 qui sont
soutenus par le RWANDA et l’OUGANDA;
3. Lutter contre le génocide, les crimes contre l’humanité, l’infiltration des
étrangers sur le sol congolais et d’autres crimes ;
4. Accompagner le gouvernement congolais dans sa lutte pour l’éradication des groupes terroristes comme le M23, les ADF-MTN et la restauration définitive de la Paix en RDC.
» Nous, Coalition des Résistants Patriotes Congolais/Force de Frappe
(PARÉCO/FF), nous nous engageons à riposter farouchement aux attaques du
M23 contre les paisibles citoyens et à l’agression du RWANDA et de
I’OUGANDA », a déclaré son leader.
Cette force dit également appeler toutes les forces d’autodéfense des communautés congolaises de s’unir comme un seul homme et de se joindre à lui pour mettre hors d’état de nuire l’ennemi de la paix en RDC. » A toutes les autres forces qui s’opposeront à la libération et la restauration de la
Paix en RDC, le PARECO/FF promet force de frappe chirurgicale », a-t-il prévenu.
Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
