Provinces
Nord-Kivu: Restitution des activités du projet « Muda wa Amani 1 » du P-DRRCS à Butembo et Lubero
Les autorités administratives, les acteurs de la société civile et certains bénéficiaires du projet « Muda wa Amani 1 », du Programme de désarmement, démobilisation, réinsertion et stabilisation ont participé à un atelier de restitution des activités dudit projet, ce lundi 11 novembre à Butembo, à l’est de la République Démocratique du Congo. C’est le maire de ville qui a lancé et clôturé cette activité. Dans son mot, il a reconnu que ce projet peut réduire tant soit peu le problème de chômage des jeunes.
« L’occasion faisant le larron, nous disons que vous serez toujours les bienvenus pour que nous puissions accompagner le P-DRRCS à travers les partenaires qui ont accepté au profit de nos ex-combattants et il n’y a pas que ces ex-combattants qui en sont bénéficiaires mais aussi les jeunes à risque. Cela permet à ce que nous puissions atténuer un peu le chômage qui bat son plein en ville de Butembo« , a déclaré le commissaire supérieur principal, Mowa Baeki Telly Roger.
Le coordinateur provincial du P-DRRCS a, quant à lui, évalué de satisfaisant le projet » Muda wa Amani 1″. Toutefois, il compte palier les lacunes au lors du projet « Muda wa Amani 2″.
» C’est un sentiment de satisfaction parce que le projet tel que ça été réalisé, il a été réalisé en 100℅ et il y a des résultats palpables. C’est pour ça qu’aujourd’hui, je suis convaincu et nous sommes prêts d’ailleurs de lancer la deuxième phase parce qu’on voulait d’abord se rassurer si réellement les bénéficiaires ont été satisfaits et aujourd’hui, je sens qu’ils ont été satisfaits et on peut lancer la deuxième phase en toute quiétude. Les lacunes ont été soulevées lord de la première phase. C’est notamment, la non participation des organisations locales. Nous allons les intégrer dans la deuxième phase comme c’est un projet, communautaire« , a fait savoir Clovis Munihire Maheshe.
Les participants à cet atelier de restitution ont encouragé ces efforts qui visent la rétablissement de la paix. Ils ont également émis le vœu de voir de voir tous les ex-combattants et certains jeunes bénéficiaires de ce projet, jadis auteurs de l’insécurité dans la région, devenir aujourd’hui et demain les acteurs de paix à travers les différents métiers que ce projet pourra leur apprendre avec les différents partenaires locaux.
Il sied de noter que le projet « Muda wa Amani » a commencé au en août et a pris fin le 30 septembre 2024 sous l’exécution de HEKS EPER avec le fonds de cohérence.
Dalmond Ndungo
Provinces
Beni : Six membres de la communauté pygmée, dont la star Nzanzu Mangesse, tués lors d’une attaque attribuée aux ADF à Ngadi
La ville de Beni, au Nord-Kivu, a de nouveau été frappée par une attaque meurtrière attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Au moins six civils issus de la communauté autochtone pygmée ont perdu la vie dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 mai 2026 au quartier Ngadi, dans la commune de Ruwenzori.
D’après plusieurs témoignages recueillis auprès des habitants, les assaillants se sont introduits dans le quartier avant de s’en prendre à un campement occupé par des membres de cette communauté. « Les assaillants ont d’abord ciblé un campement des pygmées où ils ont exécuté les pygmées à l’arme blanche avant de poursuivre l’assaut dans d’autres parties de Ngadi », a relaté un jeune résident du quartier.
Après cette première attaque, les hommes armés auraient poursuivi leur incursion dans d’autres zones de Ngadi. Outre les six personnes tuées dont les corps ont été retrouvés et identifiés par la population locale, plusieurs civils auraient été enlevés et emmenés vers une destination inconnue, faisant craindre un bilan plus lourd dans les prochaines heures.
La population pleure également la disparition de Nzanzu Mangese, considéré comme l’une des personnalités les plus connues de la région. Son décès a provoqué une vive émotion parmi les habitants, qui dénoncent la persistance de l’insécurité dans cette partie du territoire de Beni.
Cette nouvelle attaque remet en évidence les défis sécuritaires auxquels restent confrontées les populations civiles, en particulier les communautés autochtones, malgré les opérations militaires menées contre les groupes armés actifs dans la région.
Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET
