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Santé

Nord-Kivu: Plus d’1 million d’enfants vaccinés au cours de la 3ème phase de la campagne de vaccination contre la poliomyélite en DPS antenne de Butembo

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1.017.666 (Un million dix-sept mille six cents soixante six) enfants vaccinés durant la troisième phase de la campagne de vaccination contre la poliomyélite dans les 17 zones de santé de la Division Provinciale de la Santé (DPS), antenne de Butembo en province du Nord-Kivu, à l’est de la République Démocratique du Congo. Ces statistiques ont été livrées à la presse, ce mercredi 30 octobre 2024, par le point focal de Programme national de communication pour la promotion de la santé (PNCPS) au sein de cette entité sanitaire, Mumbere Luhavo Damulu.

« Nous avons eu à vacciner plus que la cible. Nous avons vacciné 1.017.666 enfants sur 946.211 enfants attendus. Ce qui représente 108% des enfants vaccinés sur le 106% qu’on a eu à vacciner au moins de juin », a-t-il indiqué.

Il précise que les résultats comparés entre la deuxième phase de juin et la troisième phase d’octobre 2024 montrent donc une légère augmentation de la cible attendue et les zones de santé qui ont été plus performantes sont plus urbaines dont celles de Butembo et celles de la ville de Beni. Toutefois, il y a une particularité d’une zone de santé rurale qui s’est démarquée par un bon résultat. Il s’agit de la zone de santé de Kamango, située en territoire de Beni.
Par ailleurs,les zones de santé de Manguredjipa et de Biena en territoire de Lubero ont été moins performantes. La DPS antenne de Butembo explique cette faible performance par l’insécurité dans cette région ayant provoqué le déplacement massif de la population vers les endroits supposés sécurisés dont les villes de Butembo ou Beni où beaucoup d’enfants de 0 à 5 ans ont été vaccinés pendant la troisième phase de la campagne de vaccination contre la poliomyélite.

Cette campagne s’est déroulée dans un contexte particulier. Celui de la résurgence de la variole de singe et la DPS antenne de Butembo a déjà enregistré 16 cas confirmés dont 1 mort en zone de santé de Kyondo. Ces 16 cas confirmés sont repartis en 6 zones de santé avec à la tête la zone de santé de Mutwanga qui cumule, elle seule, 7 cas. Kyondo a 4 cas positifs, Katwa 2 cas, Alimbongo 1 cas, Manguredjipa 1 cas et Vuhovi 1 cas.

« Le Nord-Kivu a déjà lancé la campagne de vaccination contre le Mpox et 3 zones de santés sont concernées par ladite vaccination dont celles de Goma, Karisimbi et Nyiragongo. Elles sont considérées comme l’ mépicentre de cette variole. Le grand Nord n’a pas encore connu assez de cas de Mpox pour bénéficier de cette vaccination », a-t-il conclu.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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