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Nord-Kivu : l’ONG SOPROP assiste les victimes des violences sexuelles et autres crimes contre l’humanité à Goma
Dans son projet d’assistance en faveur des victimes des crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Nord-Kivu, l’ONG SOPROP (Solidarité pour la Promotion sociale et la Paix) est venue en aide à ces vulnérables.
C’était à l’issue d’une activité solennelle organisée ce vendredi 02 juillet 2021, au centre médical de ladite organisation non gouvernementale situé au quartier Katoyi vers l’endroit communément appelé Katindo, en commune de Karisimbi.
Les bénéficiaires de cette assistance sont venus ici des territoires de Masisi, Rutshuru, Nyiragongo et de la ville de Goma.
Cependant, le plan qui a été établi par le chef chargé de projet était d’inviter tous les bénéficiaires qui ont suivi les formations en vannerie et coupe et couture à Goma.
Pour la coupe et couture, par exemple, tous les bénéficiaires ont reçu des kits de réinsertion composés de:
1 Machine à coudre,
1 Pédale,
1 Paire de ciseaux,
1 boite de file,
1 boite d’aiguille,
1 boite d’huile de machine.
Concernés par la vannerie, les bénéficiaires obtenaient respectivement 3 roulons de ficèles, 1 bâche, 1 paire de ciseaux, et 1 boite de lames de rasoir.
Globalement, ce projet vise à contribuer à l’amélioration des conditions de vie des survivants des violences et autres crimes contre l’humanité par leur réhabilitation sur les plans médical, psychologique et socioéconomique dans la province du Nord-Kivu, notamment dans les territoires de Masisi, Rutshuru, Nyiragongo et de la Ville de Goma pendant 5 ans. Ce dernier est appuyé financièrement par le fonds au profit des victimes/CPI.
Dans l’autre onglet, ce projet a pour but d’assurer la réinsertion socioéconomique des victimes des violences sexuelles et autres crimes contre l’humanité pour leur autonomisation au sein de leurs familles et communautés dans les zones de santé des territoires de Masisi, Rutshuru, Nyiragongo et de la Ville de Goma.
Satisfaits à leur tour, les bénéficiaires invitent la SOPROP de ne pas baisser les bras, car les les crimes contre l’humanité et violences sexuelles sont récurrentes dans cette partie de la RD Congo longtemps secouée par des énormes troubles inhumains liés à l’insécurité grandissante.
Cedrick Sadiki Mbala/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
